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Cinéma

Le drive-in vole au secours des salles de cinéma par Tess Annest

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Publié le Vendredi 15 Mai 2020

Touchée de plein fouet par la crise du coronavirus, la culture peinera à se relever. Délaissé depuis plusieurs années, le drive-in- des projections de films à savourer depuis sa voiture-, tente donc de venir en aide aux salles de cinéma, fermées depuis mars dernier.

Festivals annulés, salles de spectacles et de cinéma fermées et tournages annulés : depuis le 14 mars 2020, le monde de la culture est totalement à l’arrêt et les dernières mesures prises par le gouvernement ne jouent toujours pas en sa faveur. Pour le moment, très rares sont les tournages qui ont pu reprendre et les salles doivent rester fermées jusqu’aux prochaines annonces, prévues fin mai. 

Le drive-in à la rescousse 

Confinement mondial oblige, le box-office a considérablement chuté et les sorties de films ont soit été reportées, soit transformées en simple lancements VOD. Et la situation est d’autant plus grave pour les longs-métrages mis à l’affiche le 11 mai dernier puisqu’ils n’ont bénéficié que de quelques jours de visibilité. Il était donc urgent de venir en aide à l’industrie du cinéma, ce que le drive-in s’est donné pour mission de faire. Il fait ainsi son grand retour en Europe. Car s’il est encore pratique courante outre-Atlantique, il avait quasiment disparu chez nous. Plusieurs évènements ont donc déjà été mis en place aux quatre coins de l’Hexagone et un festival a même vu le jour. Le Drive-in Festival débutera le 16 mai à Bordeaux où il s’installera jusqu’au 24 mai avant de prendre la route pour Marseille et les Hauts de France. Un évènement itinérant solidaire puisqu’en plus de permettre à quelques 500 spectateurs, répartis dans 300 voitures, de découvrir des films depuis leur véhicule, il reversa tous ses bénéfices aux salles de cinéma et distributeurs en difficulté. Au programme de ce festival hors normes, un line-up éclectique allant de Hippocrate de Thomas Lilti à Parasite de Bong Joon-ho en passant par Le Grand Bain de Gilles Lellouche et Comment c’est loin d’Orelsan et Christophe Offenstein. Prix des places : entre 5€ et 10€. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Des projections qui se démocratisent 

Si le Drive-in Festival se déplacera dans toute la France jusqu’à la réouverture des salles, certaines villes n’ont pas attendu sa venue pour se mettre aux projections en plein air. C’est le cas de Crest (Drôme) qui a organisé son premier drive-in le 12 mai dernier en projetant La Bonne Épouse de Martin Provost. Le film, mettant en scène Juliette Binoche et Yolande Moreau, fait partie des malchanceux sortis le 11 mars 2020 et le maire de la ville a souhaité lui donner une seconde chance. À Caen, le cinéma LUX travaille également sur la mise en place d’un drive-in. Il pourrait voir le jour le 26 mai prochain et quatre à cinq films par semaine pourraient ainsi être projetés. En Vendée aussi on se mobilise pour le cinéma. La ville des Herbiers organisera le DéconCiné au sein de son Centre Équestre du 21 au 24 mai prochain et les Sables-d’Olonne devraient aussi rejoindre le mouvement. Voilà qui devrait redonner le sourire aux cinéphiles qui n’ont pas pu se faire de toiles depuis bien longtemps.

Toutes les informations sur le Drive-in Festival sont à retrouver sur le site de l’événement et les places pour le DéconCiné des Herbiers sont aussi ouvertes à la réservation. 

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