Christian Bale : roi du Vice Christian Bale : roi du Vice

Cinéma

Christian Bale : roi du Vice dans le biopic sur Dick Cheney

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Publié le Mardi 12 Février 2019

Dans "Vice", le biopic au vitriol sur Dick Cheney, l’ex-vice-président de George.W Bush, le génial acteur accomplit une nouvelle fois des miracles.

On a beau adorer le cinéma français et sa diversité unique dans l’univers des images, on aimerait parfois bien être un… Américain. Surtout en ce qui concerne les films politiques.
Alors que l’Hexagone, incroyablement timide sur le sujet, n’ose presque jamais s’attaquer aux "grands" hommes de pouvoir, nos cousins d’Outre-Atlantique, depuis toujours, ne cessent de jouer au ball-trap avec eux. Souvent pour le meilleur.

La preuve avec Vice, de Adam McKay, un cinéaste mal élevé qui s’était déjà fait remarquer en 2016 avec The Big Short : le casse du siècle, une fiction acide sur la crise financière de 2008. Dans son nouveau film, qui ferait presque passer l’agitateur Michael Moore pour un enfant de chœur, le cinéaste s’attaque à un monument de la vie politique U.S : Dick Cheney, un "monstre" de cynisme qui, avant de devenir le vice-président de George W. Bush entre 2001 et 2009, officia à la Maison-Blanche durant les mandats de Gerald Ford et de Bush père. Le juvénile Cheney et son alcoolisme précoce. L’ambitieux Cheney qui gravit quatre à quatre les marches du pouvoir. Le perfide Cheney qui gouverne l’Amérique à la place du pâle W. Bush et déclenche la seconde guerre du Golfe. Le versatile Cheney qui ne sait pas quoi faire quand il apprend, lui le réactionnaire invétéré, que l’une de ses filles est lesbienne… Pour dresser le portrait à charge de son inquiétant personnage, Adam McKay utilise ses deux armes favorites. Primo : un humour dévastateur qui n’épargne rien ni personne dans la vie politique américaine. Secundo : une mise en scène ultra nerveuse qui fait que ce biopic atypique de 2 h 12 passe à la vitesse de l’éclair.

Réalisateur inspiré, Adam McKay est aussi un directeur d’acteurs hors pair. Il le confirme dans Vice en dirigeant un comédien qui n’en finit pas d’époustoufler : Christian Bale, un type qui, depuis ses débuts, démontre qu’il est aussi à l’aise dans les blockbusters ambitieux (la trilogie Batman de Christopher Nolan) que dans les fictions indépendantes mitonnées par les meilleurs cinéastes U.S, comme American Bluff, de David O.Russel ou Hostiles, de Scott Cooper. Stupéfiant de mystère dans la peau du terrifiant Cheney, Bale ajoute aujourd’hui une brique en or à son édifice personnel. Le voir récompensé par un Oscar du meilleur acteur le 24 février prochain ne serait que justice. Même si Hollywood s’en fout, nous, on vote pour lui.

Vice, de Adam McKay, avec Christian Bale, Amy Adams, sortie le 13 février 2019.

Olivier De Bruyn

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