Charlize Theron, en maman bouboule dans "Tully", on y croit ? Charlize Theron, en maman bouboule dans "Tully", on y croit ?

Cinéma

Cinéma : Charlize Theron, en maman bouboule dans "Tully", on y croit ? par Erick Grisel

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

3 minutes

Publié le Jeudi 21 Juin 2018

Après avoir chaloupé en lamé doré dans des clips publicitaires et joué les badass dans "Atomic Blonde" ou "Mad Max : Fury Road", Charlize Theron revient à la vie réelle en incarnant une mère de famille surmenée et surlestée (de kilos) dans le film "Tully", de Jason Reitman. Crédible ou pas ?

Elle devait s’en douter, Charlize, qu’on commençait à en avoir assez de la voir jouer les déesses inaccessibles dans des clips pour parfums de luxe, ou les superwomen tout en muscles et marcel dans des blockbusters. Sans doute qu’elle-même avait envie de renouer avec son passé de bonne actrice prête à tout, même à s’enlaidir, pour choper un Oscar. Grâce à la scénariste Diablo Cody et au réalisateur Jason Reitman, l’actrice décroche de nouveau, quinze ans après Monster (Oscar 2004), un rôle en or. Celui d’une femme au foyer enceinte jusqu’au cou, flanquée d’une petite fille myope et d’un garçon autiste, qui se retrouve après accouchement à mi-chemin entre le burn-out et la dépression post-partum. Heureusement, grâce à son frère aîné, plus friqué qu’elle, Marlo reçoit l’aide inattendue d’une nounou de nuit, Tully, dont elle se méfie au départ mais qui va bouleverser sa vie.

Comme à l’époque de Monster, Charlize Theron a pris quinze kilos pour le film. On pourrait commenter sur un ton bougon : "Encore un truc d’acteur qui ne sait plus quoi faire pour glaner une statuette !"  Pourtant, les kilos superflus de Charlize sont non seulement appropriés pour le rôle, ils donnent à l’actrice une sensualité et une maturité nouvelles. Rarement des capitons ont été aussi valorisés à l’écran. Et l’on n’est pas vraiment d’accord avec la petite fille, dans le film, qui s’écrie avec horreur  "Mais maman, qu’arrive-t-il à ton corps ? " lorsque la maman en question ôte son T-shirt.  Avec Tully, on sait désormais que le "Desperate housewives movie" est un genre cinématographique à part entière, amorcé avec The Hours en 2002  (remember Julianne effondrée devant le gâteau d’anniversaire de ses gosses) et consolidé par le succès de la série Desperate Housewives. Sorti en mars dernier, Une femme heureuse avec Gemma Arterton est du même acabit. Mais il y a dans Tully une dimension poétique en plus, quelque chose de mystérieux. Qui est cette nounou qui redonne à Marlo toute sa vitalité ? On craint à un moment une fin à J.F. partagerait appartement (1992) Mais c’est méconnaître la fibre féministe de Diablo Cody.  La célèbre scénariste (de Juno et de Young adults) a eu beau semer quelques indices ça et là dans le film pour nous mettre sur la voie, nous, on n’a rien vu venir et l’on a été cueilli pour la très belle révélation finale.

Tully, de Jason Reitman, sortie le 27 juin.

Erick Grisel

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus