"Blanche comme neige" d'Anne Fontaine : ennuie maximum ! "Blanche comme neige" d'Anne Fontaine : ennuie maximum !

Cinéma

"Blanche comme neige" d'Anne Fontaine : ennui maximum ! par Erick Grisel

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Publié le Mercredi 10 Avril 2019

Et dire que c’est la même Anne Fontaine qui a réalisé les excellent " Perfects Mothers" et "Coco avant Chanel" ! Sa version de Blanche Neige s’annonçait sulfureuse. Elle se traîne comme les sept nains du conte se rendant à la mine…

Au début des années 1980, le monde du porno avait accouché d’un Blanches Fesses et les 7 mains dont le seul intérêt était son titre hilarant. Si la version de Blanche Neige d’Anne Fontaine n’a rien de pornographique, elle explore cependant les désirs de son héroïne, Claire, dont sept hommes vont tomber follement amoureux. Joyeux, simplet, prof, atchoum etc ? Oui, à quelques détails près: Atchoum est bègue, Prof est un libraire tendance SM, Dormeur est musicien, Grincheux est paranoïaque… et tout ce petit monde habite dans un village perché sur la montagne, où atterrit un jour Claire, après avoir échappé à une tentative de meurtre ourdit par sa belle-mère (Isabelle Huppert).

Mauvais timing pour la réalisatrice Anne Fontaine d’habitude plus inspirée : la trame scénaristique qui amène la marâtre, folle de jalousie, à se débarrasser de sa belle-fille est exactement la même que dans Mademoiselle de Joncquières, d’Emmanuel Mouret. D’où une embêtante impression de déjà-vu. On pourrait se réjouir de voir Lou de Lââge et Isabelle Huppert, jouer à "Miroir ô mon beau miroir" dans une facétieuse mise en abyme de leur métier d’actrice. Hélas, Isabelle Huppert commence sérieusement à nous lasser avec ses moues dubitatives, ses intonations sèches et ses chemisiers griffés. Se dire qu’elle va remettre ça dans Greta, le thriller horrifique de Neil Jordan, nous met littéralement sur les rotules. À ses côtés, Lou de Laâge est ravissante, certes, mais un peu minaudeuse surtout lors d’une interminable scène de danse dans une boîte de nuit qui évoque la Bardot de Et Dieu créa la femme. Quant aux néo sept nains, ils n’ont que de pauvres partitions à jouer, même Benoît Poelvoorde dans une scène SM complètement à côté de la plaque. On oublie cette Blanche Neige, malgré son envie légitime d’envoyer valser les convenances et d’assumer ses désirs.

Blanche comme neige, d’Anne Fontaine, sortie le 10 mars 2019.

Erick Grisel

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