"All Inclusive": a-t-on vraiment envie de partir en vacances avec Franck Dubosc ? "All Inclusive": a-t-on vraiment envie de partir en vacances avec Franck Dubosc ?

Cinéma

"All Inclusive": a-t-on vraiment envie de partir en vacances avec Franck Dubosc ? par Olivier De Bruyn

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Publié le Jeudi 14 Février 2019

Fabien Onteniente, le réalisateur de la saga Camping, dirige son acteur préféré, Franck Dubosc, dans de nouvelles aventures annoncées comme 100 % déconnantes. De quoi réjouir nos zygomatiques ou pas ? On vous donne notre avis…

Franck Dubosc, on avait failli l’oublier, n’est pas seulement un "people" qui surfe maladroitement sur l’actualité sociale agitée de l’Hexagone (un jour, il s’affiche comme un zélé supporter des "Gilets jaunes", le lendemain, il rétropédale et leur retire son soutien), mais aussi un acteur. Il se souvient aujourd’hui de son métier d’origine dans All Inclusive, de Fabien Onteniente, un réalisateur avec lequel il a déjà triomphé dans les trois épisodes de Camping, dans la peau de l’ineffable dragueur Patrick Chirac, et dans Disco, sous le patronyme de Didier "Travolta" Graindorge.

Au cœur de l’hiver et à la veille de la Saint-Valentin, le duo Onteniente-Dubosc est de retour avec All Inclusive, une méga production à vocation méga populaire où l’acteur incarne le dénommé Jean-Paul Cisse ("Comme une saucisse, mais sans le "sau", dit-il), un célibataire très endurci qui partage une chambre d’un club de vacances de Guadeloupe avec un autre type solitaire : Bruno (Francois-Xavier Demaison). Ce dernier erre en solo dans le club, suite à une séparation imprévue avec sa girlfriend (Maïwenn), dans l’incapacité de s’envoler pour les îles enchanteresses suite à une embrouille de passeport.

Ensemble, le duo de mâles mal-en-point et bas de plafond va siroter moult cocktails, arborer des shorts et chemisettes improbables et croiser quelques personnages égarés sous le soleil des Caraïbes. Parmi eux : Lucienne, dite Lulu (Josiane Balasko), veuve et retraitée " très libre" (sic) qui conseille de ne pas consommer l’eau du robinet sous peine d’endurer de sévères diarrhées et trois jeunes filles dévergondées qui fêtent le divorce de l’une d’entre elles et sont décidées à bien s’amuser en compagnie des garçons arborant les plus beaux maillots de bain. Trop fun.

Vu de bon matin dans une salle de cinéma quasi déserte des Champs-Elysées (8 spectateurs en incluant l’auteur de ces lignes), le film étire pendant une longue, une très longue, heure et demi son scénario poussif, ses dialogues désolants ("J’espère qu’on n’aura pas de Tsunami, sinon on est dans le carré VIP", s’exclame Cisse/Dubosc en contemplant la mer), ses gags éculés et son incroyable pauvreté formelle, digne d’un mauvais sitcom des années 80. En regardant d’un œil morose cet enchaînement de situations et de plaisanteries pas drôles, on se dit que le film flirte dangereusement avec le degré zéro de la comédie made in France. Même les cocotiers et le sable fin tirent la tronche dans All inclusive. Tout comme nous.

All Inclusive de Fabien Onteniente, avec Franck Dubosc, François-Xavier Demaison, Josiane Balasko… En salles.

Olivier De Bruyn

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