Alexandra Lamy (enfin !) dans un bon film : "Le Poulain" Alexandra Lamy (enfin !) dans un bon film : "Le Poulain"

Cinéma

"Le Poulain" : Alexandra Lamy enfin dans un bon film par Olivier De Bruyn

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Publié le Mercredi 19 Septembre 2018

Dans son premier film "Le Poulain", l’auteur de B.D. Mathieu Sapin dézingue la scène politique et ses manigances. Une comédie surprenante et incorrecte qui offre à Alexandra Lamy l’un de ses meilleurs rôles.

Le cinéma français, contrairement à son cousin américain, ne sait que trop rarement évoquer les sujets politiques. Et pour une série - Baron noir, sur Canal + - qui traite le thème avec toute la vigueur qu’il mérite, on ne compte plus les fictions anodines et/ou à côté de la plaque. Dans ce contexte un rien désolant, un réalisateur néophyte, Mathieu Sapin, déboule sur nos écrans avec un film qui fait joliment tâche : Le poulain. Il n’est pas un inconnu. Auteur de BD, il a déjà publié deux albums à la fois documentés et hilarants consacrés aux "mœurs" politiques : Campagne Présidentielle, sur l’accession au pouvoir de François Hollande, et Le château, sur les coulisses de l’Elysée. Fort de cette expérience instructive (et glaçante), Sapin a décidé de creuser le même sillon pour son premier film. Disons-le tout net : il a très bien fait.

Dans Le poulain, le cinéaste met en scène un garçon idéaliste de 25 ans, Arnaud Jaurès, qui devient l’assistant d’une directrice de communication, Agnès Karadzic, habituée depuis des lustres à gérer l’image d’hommes et de femmes politiques rongés par leurs ambitions. Le jeune Jaurès, éberlué, découvre un univers où tous les coups sont permis, surtout les pires. Au contact de la démoniaque Karadzic, pour qui le cynisme n’est pas une seconde, mais une première nature, il apprend douloureusement son métier, avec ses jeux de domination permanents, ses alliances de circonstances et son absence absolue de scrupules. Plongé dans ce panier de crabes, Jaurès deviendra-t-il un crabe comme les autres ?

Avec son humour décapant et incorrect, Mathieu Sapin dépeint la scène politique et l’empire de la com avec une fougue et une drôlerie qui ne l’empêchent jamais d’être pertinent. Même plaisir du côté des acteurs. Si, dans la peau de Jaurès, l’excellent Finnegan Oldfield (Une vie, de Stéphane Brizé, Marvin, de Anne Fontaine) confirme tout le bien que l’on pense de lui depuis ses débuts, la part de la lionne revient à Alexandra Lamy, alias Karadzic. Géniale sous les traits de cette héroïne qui ne vit que pour exercer son pouvoir, l’actrice prouve qu’elle mériterait qu’on lui offre plus souvent des rôles atypiques qui la sortent des emplois de rigolote de service ou d’indécrottable romantique. La réussite de ce Poulain qui galope avec allégresse est aussi la sienne.

"Le poulain", de Mathieu Sapin, avec Alexandra Lamy, Finnegan Oldfield, Gilles Cohen Sorti le 19 septembre.

Olivier De Bruyn

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