"Ad Astra" :  Brad Pitt s’envoie en l’air et c’est bon ! "Ad Astra" :  Brad Pitt s’envoie en l’air et c’est bon !

Cinéma

"Ad Astra" : Brad Pitt s’envoie en l’air et c’est bon ! par Olivier De Bruyn

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Publié le Mercredi 18 Septembre 2019

Dans le nouveau film de James Gray, Brad Pitt incarne un cosmonaute mélancolique qui s’envole pour Neptune à la recherche de son papa. Un voyage hallucinant.

Au cœur brûlant du mois d’août, Brad Pitt, face à son acolyte Leonardo DiCaprio et sous la direction de Quentin Tarantino, interprétait un cascadeur du cinéma américain des seventies dans Once Upon a Time in Hollywood. Avec son look criard et ses allures de playboy, l’acteur, quoi qu’on pense du film, donnait d’excellentes raisons de l’applaudir. Rebelote au cœur tempéré du mois de septembre, mais changement radical de registre puisque dans Ad Astra, notre ami Brad endosse le costume de cosmonaute et s’agite dans un futur indéterminé.

Dans le premier film de science-fiction réalisé par l’excellent James Gray (The Yards, Two Lovers), Pitt incarne Roy McBride, un type solitaire et mélancolique qui travaille depuis des décennies pour la NASA et est considéré par ses boss comme une pointure de l’espace. Un beau jour, si l’on ose dire, Roy est sollicité pour une mission à haut risque afin d’éviter une catastrophe sur notre planète menacée de destruction. Pour tenter de sauver ses contemporains, le héros ténébreux devra se rendre sur Neptune, via la Lune puis Mars, et retrouver la trace d’un autre astronaute de renom qui, de toute évidence, a pété les plombs et constitue une menace pour l’univers. Problème : le dingo qui sévit dans les astres n’est autre que… le père de Roy censé être mort depuis des lustres.

Une quête intergalactique et, surtout, une quête du père. Dans Ad Astra, James Gray, aux antipodes des surenchères qui saturent tant de blockbusters bas de plafond, concocte un film halluciné et hallucinant qui fait penser à la fois aux monuments du genre (en premier lieu : 2001, l’odyssée de l’espace, de Kubrick) et aux œuvres complètes de Sigmund Freud. Lointainement inspiré, tout comme le Apocalypse Now, de Coppola, par Au cœur des ténèbres, de Joseph Conrad, Ad Astra invite dans un immense spectacle hypnotique qui, en creux et sans une seconde d’ennui, est aussi une réflexion fascinante sur l’identité, la famille et la nature humaine qui, comme chacun sait, n’a pas toujours bon fond.

Complice idéal de James Gray dans cette aventure à nulle autre semblable, Brad Pitt excelle dans tous les registres offerts par le film Aussi convaincant quand il s’agit de castagner ses ennemis sur la Lune ou sur Mars que lorsqu’il s’abandonne à ses méditations sur les échecs de sa vie, l’acteur, « juste » génial, interprète ici l’un des plus grands rôles de sa carrière. Comme on dit dans ces cas-là : il n’a pas fait le voyage pour rien. Et nous non plus.

Ad Astra, de James Gray, avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones… Sortie le 18 septembre 2019.

Olivier De Bruyn

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