3 (fausses) bonnes raisons d’aller voir Creed II 3 (fausses) bonnes raisons d’aller voir Creed II

Cinéma

3 (fausses) bonnes raisons d’aller voir "Creed II" par Olivier De Bruyn

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Publié le Mercredi 9 Janvier 2019

Depuis des lustres, Hollywood aime le recyclage et les bastons… Dans le second épisode de "Creed", le spin-off de la saga Rocky, Michael B. Jordan renfile ses gants de boxe et bande de nouveau ses muscles. On refait le match en trois rounds.

1er round : on révise et on frime.
Ça dure depuis… 1976, ce qui ne rajeunit personne. Il y a 43 ans, le dénommé Rocky Balboa, alias Sylvester Stallone, dévoilait ses rictus machos, sa musculature king size et, avec ses gants de boxe, assénait un violent uppercut au box office dans le premier épisode de Rocky, un triomphe international couronné par trois Oscars. Plusieurs décennies et huit épisodes plus tard, Rocky, alias Sylvester (72 ans), doit évidemment composer avec les courbatures dues à son grand âge et il joue désormais le rôle d’entraîneur pour Adonis, le fiston d’Apollo Creed, vieux pote de Rocky décédé dans le quatrième volet de la franchise suite aux mauvais coups assénés par un boxeur soviétique. Si, un de ces soirs prochains, vous voulez étonner vos ami(e)s en étalant votre culture cinéphile et pugilistique, ce résumé succinct des épisodes précédents pourra faire l’affaire.

2ème round : on s’échauffe et on s’amuse.
Vous suivez ? Pas vraiment ? Aucune importance… Pour comprendre les enjeux du nouveau Creed, quatre ans après le premier volet du spin-off (suite dérivée, en français) de la saga Rocky, inutile d’avoir vu les épisodes précédents. Dans l’univers du blockbuster musclé, les méninges, on le sait, sont rarement mises à contribution et le film d’aujourd’hui le prouve avec l’évidence d’un coup de poing dans la tronche. Dans Creed II, Adonis, champion du monde des poids lourds, va chercher à venger son papa défunt en mettant K.O le fils de celui qui a dessoudé son paternel. Parallèlement, il vit une idylle avec sa copine enceinte, une musicienne… A moitié sourde, ce qui ne facilite pas la communication conjugale. Sourd lui-même aux conseils de Rocky, son papa de substitution, qui l’adjure de ne point monter sur le ring pour ce qui pourrait être le combat de trop, Adonis se lance dans la bagarre… Evidemment, violente la bagarre.

3ème round : on tape et… on s’en tape.
D’un côté, un boxeur russe psychopathe. De l’autre, un boxeur U.S qui veut venger son paternel. Pas de doute : Creed II ne lésine ni sur ses enjeux scénaristiques (du genre… poids lourd) ni son suspense, à vrai dire tout relatif. Malgré son programme prévisible et sa durée que rien ne justifie (2 h 10), le film, façon plaisir inavouable, se laisse néanmoins regarder sans hurler grâce à sa mélancolie quasi freudienne (les deux sportifs ont des choses à prouver à leur géniteur respectif), ses répliques en or massif ("Ici, les chiens errants, on les euthanasie", raconte le vieux Rocky les mâchoires serrées en évoquant le rude combat de la boxe et de la vie) et, enfin, pour la double prestation de Michael B. Jordan et Sylvester Stallone, plutôt divertissante dans le registre viril et (très) binaire. Bref, même si on s’en tape, on a vu pire…

Creed II, de Steven Caple JR., avec Michael B.Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson… En salles.

Olivier De Bruyn

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