« Anna » : il vaut quoi, le nouveau film de Besson ? "Anna" : il vaut quoi, le nouveau film de Besson ?

Cinéma

"Anna" : il vaut quoi, le nouveau film de Luc Besson ? par Olivier De Bruyn

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Publié le Mercredi 10 Juillet 2019

Le réalisateur français Luc Besson est de retour avec son énième "blockbuster" : un film d’espionnage incarné par la ravissante Sasha Luss. Une bonne nouvelle ou pas ? On vous dit tout.

Les temps sont durs pour Luc Besson. Mis en cause dans de sordides histoires de violences sexuelles (où sa culpabilité reste à démontrer), en proie à de sérieuses difficultés financières avec sa firme EuropaCorp, l’ex enfant gâté du cinéma français n’est pas exactement à la fête. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à tourner des blockbusters avec lesquels il espère de nouveau décrocher la timbale au box office international.

Dans Anna, Besson revient à un genre, le film d’espionnage, qui lui a réussi il y a… trente ans avec Nikita. Comme dans le film de 1990 (interprété par Anne Parillaud), le cinéaste concocte aujourd’hui une histoire où une jeune fille devient agent secret alors que rien ne la prédestinait à un tel destin. Elle, c’est Anna, une jeune beauté russe qui, dans les années 80, se retrouve démunie après avoir vécu une première vie glauque auprès d’un compagnon psychopathe et camé. Engagée par le KGB, l’ex-junkie devient une espionne ultra compétente et, grâce à son physique avantageux, parvient à se faire engager dans une agence de mannequin parisienne où, parallèlement aux défilés de mode, elle pourra déglinguer tous les abrutis qui cherchent des noises à l’empire soviétique. Aussi à l’aise dans son emploi de top model que dans le maniement des armes à feu, Anna excelle partout. Mais elle ne pense qu’à changer de vie…

Découvrir Anna dans les salles revient à plonger la tête la première plusieurs décennies en arrière. A une époque où, sur les écrans de cinéma, les Russes du KGB avaient tous des tronches de pitbulls et les Américains de la CIA tous des looks d’irrésistibles playboys. Pour échapper aux griffes acérées des uns et des autres, Anna use de sa silhouette de rêve, de ses neurones en état de marche et de ses poings qui lui permettent d’assommer ses ennemis lors de scènes d’action interminables. Le reste du temps, Besson, malgré son absence de subtilité, a la bonne idée de privilégier l’humour et signe un film de genre efficace où, se foutant de la vraisemblance comme de ses premiers poils de barbe, il s’amuse à imaginer son héroïne dans des situations rocambolesques.

Honorable dans le genre divertissement estival, Anna remplit son cahier des charges (un peu d’érotisme light, beaucoup de manipulations retorses, énormément de flash-backs pour dérouter le spectateur mangeur de pop-corn) et prend plaisir à mettre en scène sous toutes les coutures la mannequin russe Sasha Luss, convaincante dans son emploi d’agent secret sexy qui ne se laisse marcher sur les pieds, ni par ses patrons ni par les mâles adipeux qui lorgnent sur ses courbes. En cas d’ennui cet été, le détour par les multiplexes climatisés peut être une option.

Anna, de Luc Besson, avec Sasha Luss, Luke Evans, Helen Mirren… Sortie le 10 juillet.

Olivier De Bruyn

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