jamie lidell à calvi on the rocks jamie lidell à calvi on the rocks

Un apéro calvais avec Jamie Lidell

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Publié le Mardi 9 Juillet 2013

Jamie Lidell est un musicien de la voix. Après les succès de ses deux titres, "Multiply" et "Little Bit Of Feel Good", l’artiste anglais était à Calvi pour jouer son troisième album, "Jamie Lidell", sorti cette année.

C’est la première fois que tu viens en Corse ?
Non, je suis déjà venu deux fois : à Bonifacio et avec mon père, quand j’avais douze ans. Mais c’est mon premier festival de Calvi, et je dois dire que le cadre est magnifique. C’est dommage que je ne sois resté que deux jours, mais après j’ai un concert à Londres…

C’est la tournée mondiale de ton 6ème album, Jamie Lidell...
Là en fait on fait une grande tournée, mais que des festivals. C’est différent… Le public n’est pas là que pour moi, les gens sont plus décontractés et se laissent atteindre par la musique d’une autre façon.

Oui, justement, quel est ton truc pour "gagner" ton audience, faite de festivaliers qui ne sont pas forcément des fans inconditionnels ?
Je vois ce que tu veux dire… Par exemple, moi, je n’aime pas trop parler, je préfère jouer à fond. En général, je fais trois chansons, je me donne mais je ne dis rien. Puis je dis "bonjour, je me présente..." Mais je pense que trop de blabla empêche le public de goûter à cette expérience musicale, qui est comme un sort qu’on jette… Beck fait pareil, il est très cool, plutôt silencieux, il fait sa musique, quoi. Il ne faut pas ruiner la magie de la musique !

Joues-tu d'un instrument ?
Non, je n’utilise vraiment que ma voix. C’est mon instrument, le vocal. J’ai essayé mais je ne suis pas très bon, je préfère engager des gens qui jouent bien mieux que moi !

Tu es Anglais et tu vis à Nashville n’est-ce pas, c’est comment là-bas ?
Après avoir vécu à New York, c’est vraiment différent ! Le rythme de vie est plus lent, et ça fait vraiment du bien, c’est plus cool !

Et sinon, c’est quoi ton tube de l’été ?
Je passe par des phases… En ce moment j’écoute The Fatback Band. Ils ont fait des sons dans les années 80 que je connaissais pas, et j’écoute beaucoup la chanson "Let’s do it again".



J’aime bien écouter de la musique de toutes les décennies. J’aime faire des mélanges, je suis dans le mix des genres. Mixer les genres est la chose la plus naturelle pour moi.

Tu as un album appelé Jim (2008), et là c’est Jamie Lidell… Pourquoi ce genre de répétition de ton propre nom ?
C’est parce que j'ai plusieurs personnalités, à chaque fois ça reflète un truc différent de moi. J’en suis bien conscient. Jim est plus pop-soul plus joyeux, alors Jamie Lidell est plus confus… C’est plus le bordel.

Est-ce que c’est parce que tu t’es marié ? Probablement ! (rires) J’en sais rien… En fait, le mariage me rend plus libre, il y a une chaleur que tu ressens, que tu as toujours avec toi… Donc après, ça me rend plus libre pour créer, cet apaisement.
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En fait, tu t’enracines plus profondément, comme un arbre, alors après t’es plus libre de créer, de grandir, de t’épandre… De devenir plus fou aussi !

Comment peux-tu décrire ta musique en 5 mots ?
J’aime bien dire que je fais de la post-modern soul. Je prends des éléments que je mets ensemble, comme le gumbo (ragout traditionnel de Louisiane), comme un mélange goûtu, un post-modern petit-déjeuner ou un banquet. J’aime bien l’idée qu’on puisse choisir sa propre aventure, comme dans un buffet ! 

Et tu te vois comment dans 10 ans ?
Je pense que je serais pareil en fait. Tu sais, ça fait 20 ans que je fais de la musique, donc je pense que dans 10 ans, ça en fera juste 30… Donc je célèbrerais ma carrière ! Peut-être que je ferais plus de production, je me rends compte que c’est assez fun, et j’arrive à voir ce que de jeunes artistes pourraient faire pour s’améliorer.

Quel est le moment le plus mémorable de ta carrière alors, le premier qui te vient à l’esprit ?
La fois où j’ai rencontré Prince et Quincy Jones. J’en avais les jambes qui tremblaient, c’était incroyable ! J’ai failli avoir une crise cardiaque !

 

Bethsabée Krivoshey

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