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En loge avec Jackson (and his Computer Band)

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Publié le Mercredi 10 Juillet 2013

Pour le dernier soir au Théâtre de Verdure de Calvi, Jackson ouvrait les festivités et nous a reçu dans sa loge, après un concert fou de musique électronique venue d’ailleurs, ou presque.

Vous ignorez peut-être son nom mais pas sa musique. Après un premier album légendaire pour tout fan d’électro qui se respecte, Smash en 2005, Jackson and his Computer Band (de son vrai nom Jackson Fourgeaud) revient avec un second album pour septembre, Glow.

Extrait de son premier album, Smash.


Ça fait huit années de silence, ou presque (Jackson a composé la bande-originale du film Johnny Mad Dog), et pendant tout ce temps tu as été très secret sur ton travail… Pourquoi ?
Je pense que c’est indispensable - à moins de décider que ton processus d’écriture soit un truc ouvert… En ce qui me concerne, ce n’était pas possible de faire de la musique de manière complètement ouverte, ce qui était le cas pour l’album d’avant. Sur le deuxième album, j’avais besoin d‘être dans une bulle, avec le droit de faire des ratés… Cela permet aussi qu’au moment où je partage ma musique avec les gens qui m’aide sur mon disque, ça fait un truc spécial. J’avais pas envie de me précipiter ! Et en attendant, j’ai vécu ma vie. Après mon premier album, je n’étais pas inscrit dans une logique de carrière, je l’ai fait en phase avec une notion de chemin, j’ai fait les trucs parce que ça m’anime. On est loin d’une machinerie de production !

Là, tu présentes toute une nouvelle scénographie…

Oui, une scénographie et un instrument. Pour moi, la finalité de faire un album tout seul, dans ta bulle, et d’un seul coup de te retrouver sur scène, derrière des platines, avec une clé USB, ce n’est pas raccord. Du coup, j’ai cherché ce qui pouvait être une extension logique du processus d’enfermement. Du coup, je suis arrivé sur cette espèce de set-up mutant. C’est toi qui as imaginé la sculpture de ton live ? Oui, je l’ai dessiné et après avec mon acolyte Flika, et on a travaillé sur le fonctionnement, la fabrication et la technique de cette machine.

Comment elle marche, cette impressionnante machine ?
L’idée c’est que le cerveau soit un ordinateur, mais que tu n’ais pas besoin de le regarder et que tout ce qui se passe pour interagir soit manuel, mécanique, et qu’il y ait une gestuelle qui aille avec.

Durant ton live, tu brandis un point. Qu’est-ce que c’est ?
C’est le sceptre. En fait, c’est une prothèse des années 20, un bras, que j’ai customisé pour en faire une sorte de d’onde qui réagit à sa position dans l’espace, entre haut et bas, et droite et gauche… L’idée c’est d’avoir une extension de ton point en métal qui dégage des fréquences.

C’est la première fois que tu viens jouer à Calvi ? Oui, et je trouve ça génial. C’est la première fois qu’on fait le live aussi près de la mer. J’ai pensé aux éléments. C’est naïf, mais c’est la connexion directe : je fais une musique mécanique, synthétique, la plupart des sons sont digitale, et là je la fais à côté des cactus et de l’océan. C’est une sorte d’hommage à l’océan…

Ta mère faisait les voix sur le disque précédent… Et sur celui-là ?
Non, elle a chanté sur deux morceaux de mon premier album, mais pas sur celui-là. Là, y’a Planningtorock qui chante, Natas loves you, et aussi CosmoBrown et Anna Jean du groupe Domingo.

C’est quoi ton morceau de l’été ?
Le disco ça pue de Didier Wampas.


Sinon, depuis combien de temps t’es blond ?
C’est par intermittence. J’ai été blond à 17 ans, à 26, et là ça fait deux ans.

T’as quel âge ?
34 ans.

Et tu te vois comment dans dix ans ?
Heu… gros !

Et blond ?
Chauve ! Ou blond. Il faut rester blond. C’est une vraie discipline, surtout que j’ai une phobie du coiffeur !

Bethsabée Krivoshey

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