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Rencontre avec Adèle Exarchopoulos à Calvi

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Publié le Mercredi 9 Juillet 2014

Venue en coup de vent à Calvi pour la soirée #MBMJsunnies de Marc by Marc Jacobs, Adèle Exarchopoulos, nous a parlé de son prochain film avec Sean Penn, et de ses amours.

Tu es juste venue pour la soirée ?

Oui, j’aimerais bien rester et faire le festival, surtout que je connais mal la Corse, découvrir un peu les endroits sauvages, mais je n'ai jamais trop envie de venir quand il y a tous les Français…
 

Tu reviens d’Haïti, où tu préparais ton tournage avec Sean Penn…

J’y suis allée dans son organisation créée quelques jours après le séisme, Haitian Relief Organization, j’ai dormi dans la maison où les volontaires dorment et j’ai fait, pour me nourrir et voir la réalité là-bas, beaucoup d’hôpitaux différents. En une semaine condensée j’ai pu voir plein de choses, j’ai "visité" des camps, car il y en a encore, j’ai appris à faire des vaccins, j’ai assisté à des opérations… Je voulais voir un accouchement mais je n’ai pas pu, le jour où j’étais là personne n’a accouché ! C’était une leçon de vie, ce sont des gens qui ont tout perdu en une seconde, et qui ont toujours le sourire. Quand j’allais dans les hôpitaux, et que je les comparais aux nôtres - même si c’est stérilisé, etc, c’est quand même un choc énorme ! Je me disais "même le chikungunya, j’ai pas envie de l’attraper là-bas..!" On a beaucoup de chance, nous.
 

Tu disais que La Vie d’Adèle était ton meilleur diplôme et qu’Abdel Kéchiche t’avais plus appris en quelques mois que l’école en des années… Que va t’apprendre Sean Penn à ton avis ? Une autre réalité?

Je l’ai rencontré à Los Angeles, pour aller chercher mon Critic Choice Award, j’étais en chemin hyper stressée et mon attachée de presse m’appelle pour me dire "Quelqu’un veut te rencontrer", je demande qui, elle me répond : "Sean Penn." J’ai halluciné, oublié tout mon stress pour l’Award, et on a bu un verre ensemble… J’ai du passer pour une folle à force de lui dire "J’ai l’impression que ce moment n’existe pas, mec !’’ Et comme il a adoré La Vie D’Adèle, on a beaucoup parlé, de son prochain film donc qui sera tourné en Afrique du Sud, où je joue le rôle d’une volontaire en chirurgie dans les camps… Mais en fait, j’y crois toujours pas. C’est trop. Je joue avec Javier Bardem, tout est énorme !
 

En un an, ta vie est un délire très différent d’avant… Comment tu gardes les pieds sur terre ?

Je profite et je me dis surtout que tout peut s’arrêter demain. Je réalise à quel point j’ai de la chance, et ce que je veux faire avant tout ce sont des bons films, des bons choix. J’y crois toujours pas, j’ai l’impression d’avoir été bénie du ciel. En deux mois de promo pour La Vie D’Adèle, j’ai fait le tour du monde, c’était incroyable. 
 

Tu as une anecdote qui te rappelle ta célébrité, qui t’étonne encore ?

Il y en a tellement ! C’est marrant, avec mon mec, avant d’aller à Cannes la première fois, on était en train de manger des coquillettes au ketchup la veille en se demandant ce qu’on allait y faire, et le lendemain on est devant 60 journalistes sur un tapis rouge, à manger des trucs trop bons, dans des robes sublimes et on se disait : "Mais qu’est-ce qu’on fait là ?!" C’est assez drôle à chaque fois que je vais à une soirée, je me demande : "Mais pourquoi on m’a invité ?" Haha !
 

Tu vas bientôt tourner avec Sara Forestier qui passe à la réalisation… Avec qui tu voudrais tourner, ton casting idéal ?

(Sans hésiter) Adèle Haenel, je la trouve magnifique, et sauvage, Reda Kateb aussi, j’aimerais bien retourner avec lui, et sinon Jacques Audiard, Céline Sallette, Leïla Bekhti… Et voilà !
 

Tu as rencontré ton mec, Jérémie Laheurte, sur le tournage de La Vie d’Adèle… Comment vous avez géré tournage et romance, ça s’est fait progressivement?

Moi j’ai kiffé sur lui dès le casting, j’étais dégueu, je revenais du sport - Abdel voulait que j’en fasse - et je l’ai vu. Puis ensuite, ça s’est concrétisé sur le film…
 

Vous avez pu cacher votre idylle ?

Avec Abdel, c’est impossible, il voit tout. D’ailleurs, on en était au tout début et il est venu me voir, il m’a dit "Tu es amoureuse." J’ai nié, je pensais pas… Et en fait, si. J’adore, c’est mon mec, mon amant, mon meilleur pote… Abdel l’avait vu dès le départ.
 

Vous avez des projets ciné ensemble ?

Peut-être, mais je suis superstitieuse, je préfère ne pas en parler… Mais j’adorerais tourner à nouveau avec lui !
 

Quelle question aurais-tu voulu qu’on te pose en interview ?

C’est surtout durant la promotion de La Vie D’Adèle que je me suis dit à plusieurs reprises qu’on me posait toujours les mêmes questions, à propos du sexe, de Léa, d’Abdel… Je trouve franchement ça dommage qu’on ne m’ait pas plus parlé de l’éducation, de la poésie du film, pas de question intéressante sur l’amour… Ils posaient tous les mêmes questions, on est jamais allé en profondeur. Parfois, j’avais envie de répondre: "Demande à ton pote, vous posez tous les mêmes questions… !"
 

Bethsabée Krivoshey

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