Cabine de bronzage : l’Agence de sécurité sanitaire demande leur interdiction

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Cabines de bronzage : l’Agence de sécurité sanitaire demande leur interdiction par Marine Decremps

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Publié le Mercredi 10 Octobre 2018

Devant un risque de cancer "avéré", l’Agence de sécurité sanitaire alerte et demande une fermeture des centres de bronzage aux UV artificiels.

Dans un communiqué diffusé ce mercredi 10 octobre, l’Agence de sécurité sanitaire a demandé "aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels". Les sénateurs, l’Académie de médecine et les dermatologues le clament depuis longtemps, le gouvernement durcit les règlementations mais pour l’Anses cela ne suffit pas. Pourtant en 2014, elle recommandait déjà "la cessation à terme de tout usage commercial du bronzage par UV artificiels". En effet, l’alerte n’est pas toute jeune. Une enquête du 22 janvier 2015 menée par 60 millions de consommateurs allait dans le sens du combat mené à l’initiative du Syndicat des Dermatologues qui réclamait la fermeture de ces centres. La sonnette d’alarme était déjà tirée et on établissait une corrélation entre l’exposition répétée aux UV artificiels et les risques de cancer de la peau. 14 325 nouveaux cas de mélanomes ont été recensés en 2015 en France, selon les chiffres de l’Institut national du cancer. Pour l’Anses, il y a urgence.

Prendre exemple sur l’Australie et le Brésil
"Les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant l’âge de 35 ans augmentent de 59 % le risque de développer un mélanome cutané. En France, il a été estimé que 43 % des mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation de ces cabines avant l’âge de 30 ans", a alerté l’Agence qui demande aujourd’hui l’interdiction de ces cabines comme l’ont d’ores et déjà fait l’Australie et le Brésil. Selon une étude française publiée en 2012 dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH), entre 19 et 76 décès annuels sont imputables à l'utilisation des cabines de bronzage.

Le Syndicat national des professionnels du bronzage en cabine (SNPBC), indique que l’hexagone compte 12 500 appareils de bronzage. Vieillissement prématuré de l’épiderme, risque de cancer de la peau… 15 minutes dans une cabine de bronzage revient à s’exposer le même temps sur une plage des Tropiques sans protection solaire. Le feriez-vous ? Nous espérons que non. De plus le mythe de la cabine UV regorge d’idées reçues : non, cela ne prépare pas la peau au soleil. Sachez qu’à cela s’ajoute des chiffres peu reluisants : 63 % des 982 cabines contrôlées en 2016 par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ne respectaient pas les règles de sécurité et n’employaient pas du personnel qualifié. Bref, les cabines UV ont tout faux.

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