Les huiles essentielles sont-elles dangereuses pour la santé ? Les huiles essentielles sont-elles dangereuses pour la santé ?

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Les huiles essentielles sont-elles dangereuses pour la santé ? par Laura Carreno-Müller

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Publié le Jeudi 14 Juin 2018

Le 24 mai 2018, le magazine "60 Millions de Consommateurs" a sonné l’alarme : les diffuseurs et désodorisants à base d’huiles essentielles seraient dangereux pour la santé. Explications.

On les utilise pour rafraîchir l’air ambiant, mais selon une étude publiée le 24 mai 2018 dans 60 Millions de Consommateurs, les diffuseurs et les désodorisants à base d’huiles d’essentielles seraient plus nocifs qu’on ne le pense. "Certains de ces produits, à vaporiser ou à poser, émettent des composés organiques volatils (COV) en quantités parfois très élevées", alertent les chercheurs. En cause : les substances "allergisantes et irritantes" qu'ils contiennent – et dont la présence n’est pas signalée sur les emballages – comme le géraniol, le linalol et le limonène. Des composants chimiques, nocifs lorsqu’ils sont inhalés et dont les microparticules tâcheraient même la peau. 

Doit-on vraiment se méfier ?

Vendues comme des désodorisants efficaces contre tout type d’odeur et même vantées comme une alternative saine pour soigner rhumes, sinusites et grippes sans passer par la case "médecin", les huiles essentielles – vaporisées ou diffusées – sont des bactéricides puissants, selon la naturopathe Claire Marino. "Il y a toujours des risques, c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a des précautions d’emploi", insiste-t-elle. Parmi ces précautions : le temps de diffusion ne doit jamais dépasser la demi-heure. "Ce sont des produits extrêmement concentrés qui ne devraient ni être inhalés, ni vaporisés à proximité d’une personne asthmatique ou allergique", toujours d’après Claire Marino. Leur utilisation est même interdite lors des trois premiers mois de grossesse. Résultat : les huiles essentielles sont devenues la bête noire des lobbys pharmaceutiques qui voudraient en interdire la vente, d'après Claire Marino. La menace pesant sur le business des médecines alternatives a même fait l'objet d'une pétition dénonçant les réglementations de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Un texte qu'on pourrait toutefois qualifier de hoax puisque, d'après Le Monde, il serait bourré d'intox. Autant dire que la quête d’une maison qui sent la rose (ou la lavande, la menthe poivrée, etc.) n’a jamais été aussi complexe.

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Quelles alternatives ?

Avant les huiles essentielles, on retrouvait les encens et les bougies parfumées dans le viseur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). La cause ? Ces désodorisants à combustion sont aussi de vrais pollueurs pour l’air ambiant de nos maisons. Question alternative, il va donc falloir faire preuve de créativité… Ou tout simplement ouvrir sa fenêtre pendant une dizaine de minutes. "Rien ne vaut le mouvement d’air pour rafraîchir l’intérieur de sa maison", déclare Claire Marino. "Les huiles essentielles devraient être utilisées pour désinfecter l’air ambiant, uniquement dans le cas où il nous est impossible d’ouvrir une fenêtre", précise-t-elle. Un réflexe à prendre chaque jour, qu’il pleuve ou qu’il vente, d’après la naturopathe.  Faites passer le message à votre pote bobo qui vante les bienfaits de l’aromathérapie.

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