Allergie au PPD : qu’est-ce que cette substance et comment la détecter ? Allergie au PPD : qu’est-ce que cette substance et comment la détecter ?

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Coloration : qu’est-ce que l’allergie au PPD et comment la détecter ? par Tess Annest

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Publié le Mercredi 28 Novembre 2018

Le 27 novembre, Estelle, une jeune femme de 19 ans, a étonné en témoignant dans "Le Parisien" de son allergie au PPD, une substance hautement allergène qui aurait pu la tuer. Problème : les Français n'en connaissent que très peu les risques. Explications.

Estelle, 19 ans, est une victime du PPD, le paraphénylènediamine, un produit qui peut s’avérer extrêmement dangereux. Dans Le Parisien, elle témoigne de son allergie à cette substance, que l’on trouve dans 90% des colorations vendues en grande surface, mais aussi dans les encres des tatouages éphémères et dans certaines teintures pour cuirs. En voulant passer du blond au brun, elle a fait une réaction spectaculaire qui avait pourtant commencé par un symptôme minime, des démangeaisons du cuir chevelu. Mais dès le lendemain, la jeune femme avait "une tête d’ampoule". Les médecins lui ont alors administré des corticoïdes et des antihistaminiques, mais ils n’ont pas suffi à calmer la jeune femme qui, par la suite, a fait un œdème de Quinck : sa langue a gonflé et ses oreilles se sont bouchées. Après un nouveau traitement, son visage a fini par reprendre ses proportions normales mais Estelle estime n'être pas passée loin de la mort.

Et elle l’avoue, si elle a bien fait le test recommandé par les marques, elle reconnaît n’avoir attendu que 30 minutes entre l’essai et la coloration, bien loin des 48 heures préconisées. "J’ai fait une bêtise" admet-elle, avant d’alerter sur le manque d’informations délivrées à ce sujet. Pourtant, le PPD fait partie de nos quotidiens, son utilité principale étant de créer une teinte foncée. Plus sa concentration est élevée, plus la couleur finale se rapproche du noir. Pratique mais dangereux, car les cas d’allergies au PDD sont assez fréquents. Selon un membre du syndicat national des dermatologues interrogé par le Parisien, 2% à 3% de la population française seraient touchés. Pire encore, cette substance chimique est la première cause d’eczéma chez les coiffeurs. Mais les effets néfastes ne se limitent pas à ça. Cuir chevelu abîmé, démangeaisons, brûlure, œdèmes… les conséquences d’une telle allergie peuvent être gravissimes. Et se déclencher après plusieurs utilisations du PPD. Problème : une fois installée, elle est définitive.

En cas de doute, les professionnels de la santé recommandent de se rendre chez un dermatologue ou un allergologue, pour effectuer des tests poussés. La méthode est simple et indolore. Les spécialistes posent des patchs dans le dos des patients pendant deux jours, chacun contenant une seule et même substance allergène à laquelle réagissent, ou non, les patients. Alors avant d’utiliser de tels produits, on vous conseille vivement de faire les tests. Ou de vous rendre directement chez un coiffeur.

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