Environnement, irritation, rougeurs : faut-il en finir avec les disques démaquillants en coton ? Environnement, irritation, rougeurs : faut-il en finir avec les disques démaquillants en coton ?

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Environnement, irritations, rougeurs... Faut-il en finir avec les disques démaquillants en coton ? par Marine Decremps

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Publié le Jeudi 24 Janvier 2019

Potentiellement agressif pour les peaux fragiles, le disque démaquillant jetable en coton est aussi un gros pollueur. Pas de panique, il existe d’autres options très chouettes pour votre épiderme et la planète.

Utiliser des disques démaquillants en coton ou bien des lingettes imbibées, c’est pratique mais pour votre peau et pour la planète ce n’est pas la meilleure idée. D’abord ils cumulent de mauvais points pour votre épiderme. “Lorsque les clientes arrivent chez nous avec des problèmes de peau, nous interrogeons directement leur routine de démaquillage”, explique Mélia Roger, directrice marketing chez Patyka. “Les disques démaquillants en coton peuvent être irritants pour la surface de la peau car les passages répétés endommagent le film hydrolipidique”, développe-t-elle. Le film hydrolipidique est alors abimé et la peau ne se défend plus. Vous l’aurez compris, cela accélère le vieillissement, favorise les marques et la surproduction de sébum. De l’avis de Sylvie Mainville, maquilleuse professionnelle, le disque en coton n’a pas meilleure presse : “même les plus doux ont une structure qui agresse et raye la surface de la peau. On retient éventuellement la marque leader, le disque Demak’up, dans sa version Sensitive, notamment”.

Un impact écologique lourd

En plus de faire souffrir notre peau, les disques ont un impact considérable sur l'environnement. Nous utilisons en moyenne 6 disques jetables en coton par jour pour nous démaquiller mais aussi nous laver le visage, les yeux et également appliquer des toniques. Cela nous amène à 2 200 disques de coton jetables par an pour une personne, soit environ 160 000 sur une vie. Extrêmement gourmande, la production de 30 disques réclame 87 litres d’eau, 66,2 kW d’électricité pour le conditionnement et 1,7 litres de pétrole. En sus, elle participe activement aux émissions de gaz à effet de serre, notamment de CO2. “On peut aussi soulever l’aspect anti-écologique de la lingette, compte tenu du volume nécessaire à la production, puis aux déchets. On ne peut les envisager qu’en dépannage”, indique Sylvie Mainville. Cette dernière ajoute aussi que “l’utilisation de chlore et de produit chimiques pour blanchir les disques en coton est problématique”.

De nombreuses alternatives

Éviter d’utiliser des lingettes ou bien des disques démaquillants, c’est possible. Pour Sylvie Mainville, on peut utiliser des huiles naturelles, qui, elles, ne nécessitent pas de cotons puisqu'on les applique avec les doigts. On les choisit “bio de préférence, telles que celles de noyaux d’abricots, de rose musquée, d’argan. Ou bien de carthame, de tamanu (callophyle), ou d’immortelle (hélichryse) pour les peaux sensibles et réactives.” Enfin, pour les peaux grasses, la professionnelle recommande les huiles d’avocat, de jojoba ou de chanvre. Sans oublier l’huile de coco, mais en faisant attention à son effet comédogène à long terme, précise Sylvie Mainville. La routine ne s’arrête pas là. “Nous préconisons le double nettoyage, pratiqué au doigt. D’abord une huile démaquillante c’est l’idéal pour retirer les particules lipophiles du make-up”, explique Mélia Roger, avant d’ajouter : “ensuite il faut nettoyer le visage avec un produit aqueux afin d’enlever les particules hydrophiles que sont la sueur et la poussière”. On peut également se tourner vers des lingettes lavables. “On les choisit en matière végétale bio. En eucalyptus et bambou (les plus doux), chanvre ou coton, et on les nettoie immédiatement à l’eau avec du savon de Marseille, ou on les passe à la machine à laver dans un petit filet”, explique Sylvie Mainville. Pour appliquer l’huile, la make-up artiste conseille l’éponge de konjac, à utiliser humide. “Il y a aussi l’éponge de mer à choisir ultra fine pour la peau délicate du visage. On la mouille avant utilisation, on la rince soigneusement après, et on la presse pour l'essorer, avant de la laisser sécher à l’air libre”, recommande-t-elle. On peut également s'équiper de carrés démaquillants lavables

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