Compléments alimentaires : 4 choses que vous ignorez sûrement Compléments alimentaires : 4 choses que vous ignorez sûrement

Mode d’emploi

Compléments alimentaires : 4 choses que vous ignorez sûrement par Tess Annest

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

4 minutes

Publié le Mardi 9 Juillet 2019

Dans les magasins bio, les supermarchés, les parapharmacies et surtout, dans nos assiettes, les compléments alimentaires sont partout. Mais cet engouement est-il justifié ? Réponse le 9 juillet 2019 sur France 5 avec le documentaire "Compléments alimentaires : cure d’intox ?".

En plus d’avoir envahi nos quotidiens en très peu de temps, les compléments alimentaires font de nombreuses promesses. Perte de poids, pousse des cheveux, réduction du stress… leurs (pseudo) bienfaits sont nombreux. Mais l’engouement autour de toutes ces pilules est-il réellement justifié ? C’est la question que s’est posée la réalisatrice Ludivine Favrel. Elle signe Compléments alimentaires : cure d’intox ?, un documentaire diffusé ce mardi 9 juillet 2019 à 23h55 sur France 5. Retour pour l’occasion sur quatre choses méconnues à leur sujet.

#1 Les Français.e.s en consomment beaucoup (trop ?)
Selon l’étude INCA 2 menée en 2007 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), les Françaises et les Français sont de grand.e.s consommateur.trice.s de compléments alimentaires. Un adulte sur cinq en prendraient, toute l’année pour 23% d’entre eux. Ainsi, 150 millions de boîtes de ces pilules sont vendues chaque année en France pour régler toutes sortes de problèmes. Et elles séduisent de plus en plus de monde. À en croire un récent sondage OpinionWay pour Synadiet, 46 % des Français.e.s ont déjà consommé des compléments alimentaires au cours de leur vie. Pourtant, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a déjà émis quelques recommandations à leur sujet. "En l'absence de pathologies" et dans le cadre d'une "alimentation variée associée à une activité physique", "la consommation de compléments alimentaires n’est pas nécessaire", ont affirmé les experts.

#2 Le marché est extrêmement lucratif
Cette grande ferveur rapporte énormément d’argent aux différents laboratoires. En 2018, le marché français des compléments alimentaires pesait quasiment deux milliards d’euros de chiffre d’affaires, 1,9 milliard précisément (sondage OpinionWay pour Synadiet, janvier 2019).

#3 Leur commercialisation n’est pas réglementée
Alors que c’est le cas pour tous les médicaments en France, la vente de compléments alimentaires n’est pas réglementée par une autorisation de mise sur le marché et cela pose plusieurs problèmes. Le premier : l’absence d’essai clinique. Ils sont uniquement contrôlés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui n’a aucune obligation en ce sens. Second problème, et pas des moindres : ils peuvent être pris sans ordonnance et renforcent, non sans risque, l’automédication.

#4 Ils sont désormais scrutés de près
Pour faire face à cette consommation massive et parfois excessive, l’Anses a lancé un programme de surveillance des effets indésirables de la nutrition et des compléments alimentaires en 2009, Nutrivigilance. Ce programme joue aujourd’hui un rôle clé dans l’identification des potentiels risques liés aux compléments alimentaires mais aussi, aux boissons et aliments énergisant.e.s. Depuis son lancement, plus de 4 000 effets indésirables ont déjà été signalés, 9 sur 10 étant entièrement attribués à ces compléments.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires