Comment le maquillage m'a permis de réapprendre à me connaître après une rupture Comment le maquillage m'a permis de réapprendre à me connaître après une rupture

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Comment le maquillage m'a permis de réapprendre à me connaître après une rupture par Anne Lods

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Publié le Mardi 18 Septembre 2018

On sait qu’une coupe de cheveux peut tout changer après une rupture, qu’elle est presque un passage obligé pour de nombreuses femmes. Pourtant, le maquillage aussi a un pouvoir particulier sur l’estime de soi quand on a le cœur brisé… Témoignage.

Coco Chanel disait qu’une femme qui se coupe les cheveux s’apprête à changer de vie. Depuis 2013, cet adage se confirme par une étude qui prouve qu’une majorité de Françaises, soit 69% d’entre elles, avouent aller chez le coiffeur après une rupture. Selon un article formidable sur la coupe post-rupture signé i-D, celle-ci permettrait "d’exprimer son pouvoir et sa liberté individuelle – qui a pu faire défaut à la relation passée". C’est donc de cette manière que j’explique pourquoi, sur un coup de tête, j’ai coupé quinze centimètres de ma chevelure blond doré, pour arborer un carré blond platine que mon ex aurait détesté, un mois après ma rupture : rien que pour moi.

Et, dans mon élan, ce n’est pas la seule chose que j’ai faite à cette période. Car même si porter un blond platine a été libérateur et l’une des meilleures décisions de ma vie, j’ai aussi découvert le pouvoir du maquillage. Non seulement sur mon apparence, mais aussi sur mon état d’esprit. J’associe le moment où j’ai commencé à me maquiller réellement (j’entends par là, passer par la case teint, sourcils, yeux, lèvres), à celui où il commençait à pleuvoir sur Insta des tutos make-up en tout genre, et toutes ces filles m’ont bien aidée. Si j’ai appris la technique pour faire un trait d’eye-liner parfait en quelques secondes ou encore les meilleures astuces de contouring. J’ai surtout compris qu’il n’appartenait qu’à moi de me maquiller comme j’avais envie, quand j’en avais envie. Quelque chose que je n’avais pas assimilé avant, lorsque mon mec me reprochait d’avoir mis du rouge à lèvres bordeaux ou d’avoir fait un smoky trop foncé. Forcément, en sa présence, j’abandonnais mon mascara et mes pinceaux sur le coin du lavabo pour me contenter du strict minimum et surtout, pour lui plaire. Je ne comprenais pas qu’il fallait que je me plaise avant tout et que le problème ne venait pas de moi, comme on m’avait si souvent laissé entendre.

C’était il y a trois ans. Depuis, je suis redevenue brune, mais il n’y a pas deux jours qui se suivent où je suis maquillée et coiffée de la même manière. Et chaque matin, la demi-heure que je prends pour me préparer est certainement le moment le plus agréable de ma journée. Parce que je prends soin de moi comme personne d’autre ne le ferait et que je manie mes pinceaux comme je le souhaite. Alors, en plus de satisfaire mon côté artistique, me maquiller a définitivement un aspect cathartique. Après ça, lorsque je foule le pavé pour me rendre au travail, c’est, avec certitude, dans un état d’esprit plus positif et plus confiant. Et même si mon banquier est probablement très surpris de me voir acheter un rouge à lèvres toutes les semaines, il est certain que je me suis débarrassée d’une relation désagréable, pas seulement avec mon ex, mais pour vivre une relation exclusive avec moi-même... et ça n’a pas de prix.

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