Boutons en confinement : d'où vient cette poussée d'acné ? Boutons en confinement : d'où vient cette poussée d'acné ?

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Mais d’où vient cette poussée d’acné alors qu’on ne sort pas de chez nous ? par Marine Decremps

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Publié le Lundi 30 Mars 2020

Confinés mais pas épargnés par l'acné ? Normal. Même sans la pollution et le soleil, de nombreux responsables des poussées d'acné nous cernent dans nos logis. Explications.

La pollution, les frottements, le maquillage, le soleil… Pour une fois, ces raisons ne pourront pas être tenues pour responsables d’une poussée d’acnée intempestive. Mais alors, pourquoi avons-nous des boutons en plein confinement ? Plusieurs facteurs expliquent ce désagrément, les voici.

#1 Le stress, déclencheur d’acné
On dit que le stress peut avoir pour conséquence une poussée d’acné car il peut avoir une incidence sur les contractions hormonales. En effet, les cellules nerveuses logées tout près de la glande sébacée peuvent produire une substance sous l’effet du stress. Appelée Substance P, elle va aller stimuler la production de sébum. Et la période de confinement exacerbe nos sentiments de stress et augmente notre anxiété, voire la déclenche. Selon Catherine Tourette-Turgis, directrice du master en éducation thérapeutique à Sorbonne-Université interrogée par France Culture, "une durée de confinement de plus de dix jours, toutes études confondues, est prédictive de syndrome post-traumatique".
 

#2 L’alimentation, excitant des glandes sébacées
Les études se suivent sans s’accorder à tous les coups mais en règle générale, un indice glycémique élevé peut avoir pour conséquence une poussée d’acné. Premiers incriminés, les glucides hyperglycémiques, le lait (de vache) et les graisses saturées, talonnés par les aliments trop riches tels que la charcuterie. Lorsque la glycémie augmente, l’organisme produit plus d’insuline qui stimule les androgènes. Ces derniers vont titiller la production de sébum et l’hyperkératinisation c’est à dire une production excessive de cellules qui vont obstruer les glandes sébacées. C’est le combo parfait pour créer des imperfections.
Et en confinement, notre plaisir coupable est bien celui de manger. Privés de sorties, on se mijote des plats, souvent trop riches et accompagnés d’alcool. Le tout sans pratiquer - ou peu - d’activité physique. Pour contrer ce cercle vicieux, veillez à garder un équilibre entre les oméga-3 et les autres acides gras, en mélangeant par exemple les huiles de colza et d’olive. Pensez à constituer des repas variés avec un peu de fruits, une portion de légumes et/ou céréales cuits, des légumes crus et des protéines.
 

#3 L’air de nos intérieurs, plus pollués que l’extérieur
La qualité de notre air intérieur est très importante pour la santé de notre peau puisque nous passons environ 80 % de notre temps dans des lieux clos. Aujourd’hui nous sommes sur un ratio de 100 % en environnement confiné. Et ces intérieurs - appartements ou maisons - sont parfois plus pollués que l’extérieur… Exposition prolongée à des produits ménagers nocifs, humidité persistante, particules fines captées à l’extérieur, ventilation mal entretenue… Cet air est aussi chargé d’allergènes provenant des animaux domestiques ou des insectes et acariens.
Enfin, les fumeurs remplissent leurs intérieurs de plus de 3 000 substances dangereuses dont du cyanure que contient la fumée de cigarette.
Que faire ? Bannissez la cigarette de l’intérieur, privilégiez les produits ménagers écologiques, cessez d’utiliser des bâtonnets d'encens, des bougies parfumées durant le confinement.
 

#4 L’ennui, l'anxiété et le canapé
Toujours sur France Culture, Catherine Tourette-Turgis a souligné le fait que l’ennui pouvait être facteur d’anxiété et donc favoriser l’apparition de boutons, sur le même schéma que le stress. "Je n'ai rien pour m'occuper, je tourne sur du vide, alors je me laisse inquiéter. On parle des difficultés au télétravail, mais c'est aussi un problème pour les personnes qui n'ont pas d'activité, les chômeurs, les retraités... d'où sans doute les classes d'âge les plus touchées", a-t-elle précisé. De plus, passer plus de temps au lit ou sur le canapé par ennui peut augmenter l'arrivée des boutons : sueur, poussière, fluides corporels… Chaud et accueillant, les oreillers et les coussins sont des lieux privilégiés pour la propagation des microbes. Enfin, ne pas nettoyer ses draps assez souvent peut être source de désagrément comme par exemple de poussée d’acné chez l’adulte. 

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