Le futur est dans les algues Le futur est dans les algues

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Food, écologie... : le futur est dans les algues

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Publié le Mardi 24 Juillet 2018

Nora, Kombu, Wakamé, Agar-Agar, Varech, Spiruline... Ca vous branche moyen toutes ces salades des mers ? Eh bien vous avez tort car les bonnes algues s'incrustent partout pour le plus grand bien de l'humanité.

EN VILLE
Alors qu’on craint qu’en 2050, il y ait dans les océans plus de plastique que de poissons, un étudiant islandais a créé l’an passé une bouteille biodégradable en agar-agar. À Saint-Malo, la société Algopack fabrique déjà clés USB, couverts ou urnes funéraires 100 % algues, tandis qu’à Rennes, M Com’ Musique presse des "vinylgues" à base d’algues brunes. Ces dernières pourraient même remplacer le bitume et gagner le mobilier urbain : le projet Algoroute promet une première route en algues pour 2020 et la Mairie de Paris teste, depuis cet été, une colonne Morris dépolluante emplie de microalgues.

EN PILULE
Riches en protéines, en antioxydants, en vitamines mais aussi en acides aminés, iode et sels minéraux, les algues sont un vivier abyssal de molécules et un médicament naturel. Si des extraits de laitue de mer permettent déjà de soigner cochons et poulets sans antibiotiques, des chercheurs ont réussi à produire des traitements à base d’algues contre certains cancers et thromboses. L’Agence nationale de sécurité sanitaire conseille toutefois aux accros à la spiruline d’y aller mollo : certains compléments alimentaires de mauvaise qualité contiendraient des toxines et des métaux lourds.

EN DECO
Pour une déco chic et green, miser sur une des 36 teintes fabriquées par la start-up Algo avec des algues bretonnes (21 € les 0,5 l) et au sol, poser du jonc de mer (à partir de 7,90 € le m²). Les designers danois Jonas Edvard et Nikolaj Steenfatt fabriquent chaises et lampes dans un néo-liège mêlant algues et papier et il sera bientôt possible de réguler la température intérieure grâce à des biofaçades aux microalgues, comme dans la future résidence étudiante Algo House (75013 Paris).

EN SOIN
La légende dit que c’est en observant les pêcheurs californiens soigner leurs plaies avec des algues que le physicien de la Nasa Max Huber a eu l’idée de sa mythique Crème de la Mer (155€ les 30 ml). Dans son sillage, les labos ne jurent plus que par les végétaux marins pour illuminer le teint (Beautifying Face Oil aux algues brunes, Tata Harper, 68€), lifter (Crème jeunesse du cou à la laitue de mer, Clarins, 70€), ouvrir le regard (Blue Therapy Eye Opening Serum au plancton, Biotherm, 48€) ou tonifier le corps (Huile corps aux algues de l’Atlantique, Ren, 41€).

EN CUISINE
Anoblies par les plus grands chefs – des sphères d’algues gélifiées du Catalan Ferran Adrià au gâteau au plancton du Danois René Redzepi – et honorées par le Gault & Millau, le Michelin ou encore l’émission Chef ’s Table de Netflix, les algues ne sont plus cantonnées aux cantines nipponnes. On les déguste désormais en salade, en tartare, en cocktail, voire en saucisse dans les crêpes du Breizh Café (1, rue de l’Odéon, 75006 Paris) tandis que la chlorelle, une microalgue qui pousse en eau douce, remplace avantageusement l’œuf dans la mayonnaise The Good Spoon (en grandes surfaces).

Aurore Merchin

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