Le cerveau se mange lui-même quand on manque de sommeil Le cerveau se mange lui-même quand on manque de sommeil

Forme&minceur

Le cerveau se mange lui-même quand on manque de sommeil

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Publié le Mardi 27 Février 2018

Voici une nouvelle étude qui devrait alerter les insomniaques et les couche-tards : lorsque l’on manque de sommeil, le cerveau commence lentement à se manger lui-même... Comment ? On vous explique tout.

Les cellules gliales de notre cerveau se renouvellent constamment. Leur rôle est de phagocyter les cellules mortes, afin de protéger le tissu nerveux. Ce processus a lieu pendant que nous dormons. La grande nouvelle, c’est qu'il peut aussi avoir lieu lorsqu’on manque beaucoup de sommeil. Et c’est là que commence le problème, car le cerveau s’endommage au lieu de se nettoyer.

Cette grande découverte a été trouvée par le neuroscientifique Michele Bellesi. Le 24 mai 2017, il a publié dans le Journal of Neuroscience une étude selon laquelle, le manque de sommeil endommage le cerveau de façon définitive. Pour arriver à cette conclusion, le Dr. Bellesi, accompagné de son équipe de cinq scientifiques de l’université Marche Polytechnic, ont étudié l’effet que pouvait avoir le manque de sommeil sur quatre groupes de souris. Le premier dormait entre 6 et 8 heures, le deuxième dormait par période intermittente, le troisième ne dormait pas pendant 8 heures et le quatrième restait éveillé pendant 5 jours.

Les résultats pour les deux premiers groupes, ceux qui avaient bénéficié d’un sommeil correct, ont montré que les synapses (la zone de contact entre deux neurones) étaient régénérées entre 5,7% et 7,3%. Tandis que pour les deux groupes qui n’avaient pas dormi, les scientifiques ont remarqué que le phagocyte astrocytaire (les astrocytes qui mangent les synapses) avait augmenté son activité de 8,4% et 13,5% dans le cerveau de ces souris.

Cette expérimentation démontre également que le manque de sommeil augmente la production des protéines MERTK qui facilite le phagocyte des cellules, et donc augmente le risque d’Alzheimer. Cependant, ces résultats n’ont pas encore été prouvés sur le cerveau humain, alors, pour l’instant, vous pouvez encore passer vos nuits sur Netflix.

Ophélie Manya

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus