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Et si nos règles étaient responsables de nos complexes physiques ? par Ophélie Manya

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Publié le Samedi 2 Mars 2019

Face au miroir, pendant les règles, bien des femmes se sentent comme des monstres hideux. Mais cela est-il scientifiquement lié aux menstruations ? Le magazine "Teen Vogue" a enquêté et les spécialistes de la santé nous rassurent : c’est possible.

Des yeux trop éloignés l’un de l’autre, un nez déformé, un front trop grand… Voilà comment une femme peut se percevoir quand elle a ses règles. D’autant plus que l’acné liée aux hormones, dont certaines sont victimes pendant les menstruations, n’arrange rien au problème. Et le maquillage n’en améliore pas l’apparence. Il l’empire, même. Si vous vous reconnaissez, non, vous n’êtes pas seules. Et non, ce n’est pas de la parano.

Après avoir récolté des témoignages de femmes qui vivaient la même situation pendant la période des règles, le magazine Teen Vogue s’est intéressé à la question dans une enquête publiée le 27 février 2019. Les spécialistes de la santé sont unanimes : les hormones pourraient être responsables d’un phénomène baptisé "premenstrual syndrome related dysmorphia" (en français, le syndrome prémenstruel de dysmorphie).

Aucune étude scientifique ne s’est encore sérieusement penchée sur la question. Mais cela ne signifie pas que le corps médical ne croit pas en sa possible existence. "Si quelqu’un souffre de trouble de la dysmorphie corporelle, il est entièrement probable que ce trouble soit exacerbé par le cycle menstruel, explique le psychiatre Edwin Raffi interviewé par Teen Vogue, par exemple, si une personne a le moral au plus bas ou a des pensées obsessionnelles, alors, pendant la semaine avant le cycle, ces symptômes peuvent s’amplifier".
D’autre part, une étude sur les effets des règles sur le comportement et les émotions, menée par Tory Eisenlohr-Moul, psychologue clinicienne et chercheuse à l’université d’Illinois à Chicago, démontre que l’insécurité corporelle des femmes atteint son niveau maximum pendant la menstruation. "On sait que cela existe. Mais nous ne disposons pas d’assez d’informations sur l’endroit où ça se passe dans le cerveau, précise-t-elle à Meghan Nesmith journaliste pour Teen Vogue, la seule piste que nous possédons, c’est que les syndromes prémenstruels peuvent déformer les indices sensoriels, alors les femmes se focalisent sur des complexes qui les dérangent légèrement en dehors de leur cycle".

Alors comment faire pour y échapper ? Le docteur Eisenlohr-Moul apporte une solution : "Ce qui peut aider à surmonter ce problème, c’est de comprendre que les hormones sont incontrôlables, et que, quand vous avez ces pensées, ce sont elles qui parlent, et non votre véritable perception de vous-même." Alors, pas d’inquiétude, vous êtes belles. N’en déplaise à vos hormones.

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