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Comment en finir avec la fatigue numérique par Alice Elia

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Publié le Vendredi 17 Août 2018

Stress, pertes de mémoire, cerveau au ralenti... Notre addiction aux écrans entraînerait une fatigue cérébrale inédite qui pourrait donner, même très jeune, l’impression désagréable d’avoir les neurones grillés. Voici comment sauver ceux qui vous restent.

AU BORD DU BURN-OUT
Pas besoin de souffrir de nomophobie (addiction au portable) pour faire l’expérience du phénomène. Une journée "normale" entre emails, news, notifications et réseaux sociaux suffit. Il y a la fatigue oculaire provoquée par les heures passées devant les écrans (en France, cinq heures par jour en moyenne). Et le fait que la lumière bleue peut provoquer des troubles du sommeil. Mais pas que.
La surcharge d’informations et le multitasking (le fait de cumuler plusieurs activités en même temps) ont également un impact négatif sur le cerveau, ce qui se traduit par des performances moindres et une fatigue accrue, comme en a encore attesté une étude récente, menée par l’université de l’Illinois aux États-Unis. Pourquoi ? Parce que nos ressources cérébrales ne sont pas illimitées. Et que, en croyant faire plusieurs choses à la fois, en réalité, on ne fait que passer d’une activité à l’autre. Forcément, le cerveau se fatigue et les performances baissent. Au passage se crée également un phénomène que Sophie Leroy, chercheuse en sciences de l’organisation, appelle "l’attention résiduelle". En passant d’une activité à une autre, on ne finit rien et les différentes tâches en cours encombrent notre espace mental.

"La compétition qui se crée entre sujets en cours et à venir empêche d’être 100 % présent à ce qu’on fait", explique- t-elle.

Sursollicité, le cerveau s’épuise et on a plus de difficultés à résister au stress. Parmi les grands coupables, le smartphone. Pour ne pas rester l’esprit inoccupé, on le consulterait en moyenne 221 fois par jour. D’après Sandi Mann, chercheuse en psychologie à l’université du Central Lancashire, en Angleterre, et auteure de The Upside of Downtime (non traduit), "à chaque fois qu’on reçoit un email ou une information intéressante, le circuit de la récompense s’allume dans le cerveau, produisant un shoot addictif de dopamine. Plus on en a, plus on en veut. Du coup, on consulte son portable sans arrêt." Sans cesse en quête de stimulations et abreuvé d’informations, le cerveau s’épuise. Au point qu’inconsciemment, le simple fait de résister à la tentation de regarder ses emails entame l’énergie (étude des universités d’Hokkaido et de Chukyo).

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A chaque fois qu’on reçoit un email ou une information intéressante, le circuit de la récompense s’allume dans le cerveau, produisant un shoot addictif de dopamine

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REHAB' CEREBRALE
Comment rebooster son cerveau ? Outre dormir suffisamment et avoir une activité physique régulière, voici quelques mesures suggérées par les spécialistes de la question. Limiter l’usage du portable : déjà, pour libérer le cerveau, on commence par dresser des to do lists , sur papier absolument, pour ne pas risquer de consulter son portable. De même, on s’achète un réveil et on regarde l’heure sur une montre, pour ne pas multiplier les occasions d’aller faire un tour sur les réseaux sociaux.

Tenter une détox light : quand, au bureau, on s’attelle à une tâche, on désactive évidemment les notifications. Mais, pour réapprendre à avoir l’esprit libre, on peut aussi essayer, 15 minutes par jour, de ne rien faire : ni télévision, ni emails, ni Instagram. Regarder dans le vide n’est pas passionnant, mais c’est un bon moyen de désamorcer l’addiction. Les plus courageux peuvent tenter le sevrage en notant (sur papier !) toutes les fois où, dans la journée, ils consultent leur portable. Le lendemain, s’abstenir de l’utiliser quand ce n’est pas urgent (quand on regarde une série, dans le bus, etc.). Et lutter contre sa FOMO (Fear Of Missing Out, ou peur de rater quelque chose) en se disant qu’on travaille à récupérer des neurones.

Donner du carburant au cerveau : une étude de l’UCLA a montré qu’une alimentation riche en sucres rapides altérait la capacité à traiter et retenir les informations. Donc essayer de limiter les bonbons, desserts, etc. En complément, miser sur les poissons gras, riches en omégas-3 et en particulier en DHA, qui protège les synapses, responsables de la mémoire et de l’apprentissage. Faire le plein de noix pour booster les capacités cognitives, de fruits rouges (notamment les myrtilles) pour améliorer la mémoire, et de probiotiques (comme les yaourts) qui optimisent les capacités cérébrales.

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