Alimentation : comment va-t-on manger dans 20 ans ? Alimentation : comment va-t-on manger dans 20 ans ?

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Alimentation : comment va-t-on manger dans 20 ans ? par Romane Hassoun & Coline Clavaud-Mégevand

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Publié le Mercredi 12 Décembre 2018

Des entreprises développent actuellement de nouveaux aliments supposés nous permettre de manger sainement et durablement dans les décennies à venir. Que valent ces alternatives ? Le nutritionniste et diététicien Raphaël Gruman nous donne son avis sur ces repas du futur.

#1 Cuisiner de la viande sans viande
C’est la solution proposée par la start-up Hari&Co. Sa mission : cuisiner des steaks ou des boulettes à base de légumineuses. Chaque plat propose des saveurs différentes et garde toujours en tête cet objectif : créer des produits savoureux et responsables issus de l'agriculture traditionnelle.

L’avis de Raphaël Gruman : "Ces repas peuvent être une bonne solution, mais il ne faut pas sous-estimer les bienfaits nutritionnels et les vitamines essentielles que l’on trouve dans la viande. Si l’on s’arrête d’en consommer ou que l'on devient végétalien, il est conseillé de prendre des compléments alimentaires pour éviter toute forme de carence."

 

#2 Boire son repas en bouteille
Tout le monde n'a pas toujours le temps de se préparer un vrai repas. La startup Feed s’est lancé le défi de faire entrer un repas complet et équilibré sous forme de poudre dans une simple bouteille, à laquelle il suffit d'ajouter de l'eau.

L’avis de Raphaël Gruman : "C'est compliqué et délicat. Si l’on ne mastique plus, on ne ressent plus la satiété. Et c'est mauvais pour les dents. En perdant son rôle, celui de mastiquer, couper, déchiqueter, notre dentition risque d'être fragilisée et le système digestif perturbé."
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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#3 Des criquets à l’apéro
Pas besoin de manger un steak pour faire le plein de protéines. Les insectes choisis par la startup Jimini’s en contiennent. Les fondateurs ont développé toute une gamme de produits et tentent peu à peu de les faire rentrer dans notre alimentation.

L’avis de Raphaël Gruman : "Les insectes sont très intéressants au niveau nutritionnel : ils sont peu caloriques et présentent un apport protéiné satisfaisant. Mais, d'un point de vue écologique, mon avis se nuance. Plusieurs espèces d’insectes sont en voie de disparition, ce qui n’est pas bon pour la planète."

#4 Croquer dans sa tasse de café
Qui dit repas, dit vaisselle. La marque Tassiopee a imaginé une tasse comestible. Le principe est simple : après avoir bu votre boisson chaude, il est possible de manger la tasse, fabriquée à base de biscuit. Résultat ? Plus besoin de faire la vaisselle !

L’avis de Raphaël Gruman : "Ce concept peut être amusant, mais souvent les gens prennent simplement un café au dessert. Rajouter un gâteau apporte des calories supplémentaires. De plus, cette sucrerie contient des additifs, des produits ajoutés qui sont toxiques pour notre organisme. Cela doit rester un petit plaisir à s'accorder de temps en temps."

 

#5 Imprimer et manger
L'impression 3D est en vogue depuis plusieurs années. Ce nouveau procédé de fabrication s’applique aussi aux aliments. Pour preuve, nombreuses sont les startups créatrices d’aliments en 3D. Une étudiante hollandaise a ainsi eu l'idée de fabriquer des aliments en 3D à partir de restes de nourriture. La start-up japonaise Open Meals explore de son côté le monde futuriste des sushis téléchargeables et imprimables en 3D. Un ingénieur italien a, quant à lui, lancé le premier steak vegan imprimable en 3D. Alors docteur ? 

L’avis de Raphaël Gruman : "Je ne suis pas favorable à cette méthode. Le risque est de perdre toutes les vitamines à cause de la chaleur et de la lumière utilisées dans le procédé de fabrication. Or les vitamines sont précieuses, il ne faut pas les retirer. En plus, ces plats n’ont pas l’air appétissants, c'en est déprimant. L’alimentation reste un grand plaisir de la vie, il ne faut pas l’oublier. Mais il est vrai que si nous ne changeons pas nos habitudes alimentaires et que nous continuons à gâcher la nourriture, d'ici 15 ans, ça ne sera plus tenable."   "

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