Cheveux : pourquoi la tentation du court est-elle si forte ? Cheveux : pourquoi la tentation du court est-elle si forte ?

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Cheveux : pourquoi la tentation du court est-elle si forte ? par Jeanne Dréan

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Publié le Mercredi 26 Décembre 2018

Les coiffeurs sont formels : la coupe boyish est de retour. Acte d’affirmation de soi ou choix pragmatique... Qu’est-ce qui se cache derrière cette envie de couper court ?

Isabella Emmack, Iselin Steiro, Saskia de Brauw... Baby faces ou mannequins confirmées, elles ont un truc en commun : elles sont passées au court, voire au très court. Avec les réseaux sociaux, catalyseurs de tendances, il n’en fallait pas plus pour que de nombreuses filles, smartphone en main, poussent à leur tour la porte des salons.

Coiffeuse du tout-Paris, Delphine Courteille confirme : "Ce sont surtout des filles de moins de 30 ans, avec une dégaine déjà très affirmée. Rien de propre, ni de lisse, elles demandent plutôt une coupe radicale." Et ce, quel que soit leur type de cheveux, raides ou frisés, d’après Étienne Sekola, du salon de David Mallett : "Elles n’ont plus peur du résultat ou de ce que leur entourage va penser. Elles ont confiance en elles, connaissent leur chevelure et savent ce qu’elles veulent, tout en restant ouvertes à la discussion pour que le rendu final colle au mieux à leur inspiration."

Laquelle justement ? Si une minorité ose la coupe rasée de Cleo CWiek (voir au-dessus) ou de Ruth Bell (ci-dessous) qui laisse voir le crâne, la plupart optent pour le "néo-bol" vu sur les derniers défilés, sur Gabi Devitry notamment (voir plus bas).

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Oui, oui, une coupe au bol ! La version 2018 de la coupe "cinq points" créée par Vidal Sassoon dans les sixties : une nuque courte bien plate et un volume plus marqué sur le dessus qui retombe en une frange droite légèrement piquetée au-dessus des yeux et en fines pattes devant les oreilles.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Not easy to let grow hair when they are short ???? #haircuttransition

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L’avantage ? Froissée ou lissée, avec ou sans raie, cette coupe offre pas mal de possibilités de coiffage et donc de styles. "Longue robe et baskets, créoles et rouge à lèvres... Les cheveux courts peuvent être hyper féminins", assure Delphine Courteille. Justement, à l’ère de l’ empowerment, une question brûle les lèvres : le passage au court ne cache-t-il pas un affranchissement des codes masculins-féminins et une forte revendication identitaire ? "Ces nouvelles adeptes du court sont, pour la plupart, déjà passées à autre chose, pour Lucille Gauthier-Braud, Beauty Trend Director chez Peclers. Leur credo peut se résumer en deux mots : affirmation de soi et envie de simplicité. Pragmatiques, elles veulent surtout une coupe facile à vivre, sans coiffage, à porter comme elles veulent, avec ou sans make-up."

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Elles n’ont plus peur du résultat ou de ce que leur entourage va penser

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EN COUPE RÉGLÉE
En effet, à part une noisette de cire modelante ou quelques pschitts de spray coiffant, il n’y a rien à faire. Seule contrainte : un entretien en salon tous les mois et demi ou deux mois.
En revanche, tous les pros interrogés s’accordent sur ce point : s’il y a une revendication derrière la coupe courte, c’est celle de faire entendre sa voix, de montrer qui l’on est et d’affirmer sa singularité. "En médecine traditionnelle chinoise, les cheveux longs représentent le passé et les racines familiales, indique Rémi Portrait, coiffeur et auteur de Vos cheveux disent tout de vous (éd. Albin Michel). En s’en séparant, on marque un nouveau départ, l’envie de se défaire d’un ancien moi ou de s’affranchir de règles auxquelles on ne s’identifie plus. Une façon de dire : “Je suis comme ça, c’est à prendre ou à laisser”."

Article paru dans le numéro 5 de GLAMOUR.

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