Cinéma

"La nuit a dévoré le monde" : quand les zombies attaquent Paris

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D’habitude, ils sévissent dans de lointains pays, ces affreux zombies. Mais cette fois-ci, dans le film du Dominique Rocher, ils viennent croquer les bobos de Paris. Tous aux abris !

Méfiance… les réalisateurs français qui osent s’attaquer aux films d'horreur s’emmêlent souvent les pinceaux. Effets spéciaux cheap, scénarios trop prétentieux ou trop fumeux… Si, en plus, les créatures censées faire peur se mettent à parler français, c’est la plantade assurée.

Les zombies ne parlent pas, eux, et c’est déjà un obstacle en moins pour le réalisateur français Dominique Rocher. Dans son film La nuit a dévoré le jour, adapté du roman de Pit Agarmen, les morts-vivants sont des gens comme vous et moi qui se réveillent du jour au lendemain dans des immeubles haussmanniens avec les yeux vitreux et l’envie irrépressible de croquer leurs voisins. Seul humain à avoir échappé à ce vilain destin : Sam, un genre d’hipster musicien, pas si terrorisé que ça de les voir claudiquer vers lui. Il faut dire que la veille de l’apocalypse, dans la soirée où il avait atterri, lui-même était un peu zombie, errant, hagard, au milieu d’autres invités.

S’il nous tape d’office sur les nerfs, ce Sam (Anders Danielsen Lie, repéré dans le génial Oslo 31 août), c’est que retranché dans son immeuble des beaux quartiers, il passe son temps à faire du bruit au risque d’alerter les zombies. Nous, à sa place, on se ferait tout petit, tout petit (car bien sûr on se projette en lui, c’est tout le principe du "survivor movie")

Heureusement, bien plus intéressant que Sam, il y a un zombie coincé dans une cage d’ascenseur. D’abord effrayant, mais au bout du compte, chou comme tout. C’est Denis Lavant qui a dû bien s’amuser à claquer des dents en roulant des yeux de fous. Il est l’anti-héros de ce film dont on imagine qu’il n’a pas bénéficié des mêmes moyens que World War Z. N’empêche ! Le Paris désert de Dominique Rocher a de la gueule. Tout comme ses zombies.

La nuit a dévoré le monde, de Dominique Rocher, sortie le 7 mars

Erick Grisel

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