Pussypedia : l’encyclopédie du sexe féminin qui participe à l’émancipation des femmes Pussypedia : l’encyclopédie du sexe féminin qui participe à l’émancipation des femmes

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Pussypedia : l’encyclopédie du sexe féminin qui participe à l’émancipation des femmes

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Pour pallier le manque d’information sur le sexe féminin, trois jeunes femmes ont eu la brillante idée de créer Pussypedia, une encyclopédie en ligne lui étant dédiée. "Télérama" a pu échanger avec elles afin de comprendre leurs motivations.

Ménopause, règles, infections, masturbation ou orgasmes…  C’est indéniable : les femmes sont nombreuses à manquer d’informations sur leurs organes féminins. Pour enfin remédier ce problème, trois jeunes femmes américaines et mexicaines ont décidé de fonder Pussypedia, une sorte d’encyclopédie type Wikipedia. Le but : "rassembler en un même endroit une somme d’informations précises autour du sexe féminin, accompagnées d’un modèle 3D permettant d’en visualiser l’ensemble des organes." Contactées par Télérama, Zoe Mendelson, journaliste scientifique américaine, María Conejo, graphiste mexicaine et Jackie Jahn, doctorante en médecine à Harvard, ont expliqué leurs motivations.

L’idée est née suite à une discussion que Zoe Mendelson, 27 ans, a eu avec son petit-ami : "Je débattais avec mon copain de la question de l’éjaculation féminine. J’ai donc cherché sur Google si toutes les femmes étaient capables ou non d’éjaculer." Surprise : la jeune femme découvre qu’il n’existe pas un orgasme vaginal et un orgasme clitoridien, mais bien un seul et même système de plaisir enclenché à des endroits distincts. "Je n’en revenais pas et je me suis dit que quiconque avait un vagin voudrait forcément avoir cette information !" explique-t-elle.

Mais leur objectif va bien au-delà de la simple information. Avec Pussypedia, les trois jeunes femmes participent précisément à l’émancipation du corps des femmes. Zoe Mendelson explique ainsi vouloir en finir avec ce que l’on sait actuellement, à savoir, ce que vendent les publicités : "Elles essaient de nous vendre des produits dont non seulement nous n’avons pas besoin, mais qui sont même nocifs : le talc augmente les risques de cancer des ovaires, les poires à lavement produisent des vaginoses bactériennes… Connaître notre sexe pour ne pas nous mettre en danger est notre droit inaliénable." Mieux encore, cette encyclopédie tend à mettre en lumière des sujets que les femmes ont toujours honte d’aborder, comme les règles ou la masturbation : "Certaines femmes n’osent même pas parler de ces choses-là à leur médecin. Plus que jamais, le droit de chaque femme à connaître, comprendre et aimer son corps est crucial." La plateforme devrait également répondre aux sujets qui intéressent les personnes âgées ou les minorités. "Nous nous adresserons également aux transgenres, aux queers, qui ont encore plus de mal à trouver des renseignements qui les concernent."

Comme le souligne Télérama, Pussypedia réaffirme à quel point l’intime est politique, surtout dans une ère post-affaire Weinstein : "Le soulèvement que nous vivons actuellement est extrêmement encourageant pour l’émancipation totale des femmes et de leur corps, à laquelle nous souhaitons que Pussypedia participe. Pour mener cette bataille qui sera longue, la connaissance de notre corps nous paraît essentielle car elle participe à la question centrale du consentement. Au-delà du viol, pourquoi est-ce si habituel qu’une femme quitte une relation sexuelle en pleurant parce qu’elle n’a pas su dire non ? Les hommes disent que le consentement n’est pas clair – c’est absurde. Si vous n’êtes pas sûrs, ne le faites pas. Mais ce que peuvent faire les femmes pour corriger cette dynamique, c’est apprendre, comme les hommes, à dire : 'J’ai envie de baiser.' La raison pour laquelle nous ne le disons pas, c’est que l’on nous a appris à avoir honte de nos corps. Pour pouvoir dire 'non', nous devons être capables de dire 'oui' davantage. Et pour pouvoir dire 'oui', il nous faut nous réapproprier nos corps."

Afin de mettre en place leur projet, disponible uniquement en espagnol et en anglais, les trois jeunes femmes ont lancé en novembre dernier une campagne de financement participatif. En trois jours, elles ont récolté la somme de 8 000 dollars. "Au total, nous avons récolté près de 23 000 dollars ! Nous avons reçu des messages et des dons du monde entier, de l’Angleterre à l’Indonésie", précisent-elles. On espère que Pussypedia sera aussi disponible en Français.

G.V.

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Mme M.

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