Sexe pendant la grossesse : c’est comment en vrai ? Sexe pendant la grossesse : c’est comment en vrai ?

Sexologie

Sexe pendant la grossesse : c’est comment en vrai ? par Elia Manuzio

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Publié le Lundi 17 Décembre 2018

Est-il possible de vivre une sexualité épanouie quand la grossesse met à mal le désir et l’acceptation de son corps ? Nous avons demandé aux principales concernées comment ça se passait sous leur couette.

Jeanne, 30 ans, enceinte de son premier enfant : "J’ai hâte de ne plus me sentir responsable du bébé pendant le sexe"

"J’ai l’impression que mes copines enceintes ne font quasiment plus l’amour…Ça me déprimerait totalement ! Je suis à deux semaines du terme et savoir que mon mec a encore hyper envie de moi me fait un bien fou au moral. Je n’ai aucun problème avec mon corps, je ne suis pas complexée, je me promène nue dans l’appartement et j’incite même mon mari à vraiment observer tous les changements. En revanche, quand on commence à se chauffer et que le bébé donne des coups, je fais tout pour que mon mec ne le ressente pas. C’est perturbant pour moi de me dire qu’il y a un bébé dans l’équation donc je fais mon possible pour qu’il se fasse un peu oublier l’espace d’un instant. Du coup, on pratique beaucoup la position de la cuillère ces derniers temps (aussi parce que c’est plus pratique). J’ai vraiment hâte de changer de position et de ne plus me sentir 'responsable du bébé' pendant le sexe."

Tara, 30 ans, enceinte de son premier enfant : "Je me sens laide et grosse"

"Franchement, depuis que je suis enceinte, il ne se passe plus rien. J’ai même oublié à quoi ça ressemblait de faire l'amour je crois (rires). J’avais juré ne jamais devenir ce couple qui n'a plus de rapports sexuels dès qu’un bébé pointe le bout de son nez, mais on est en plein dedans. Je suis à sept mois de grossesse, je me sens complètement crevée et surtout… horrible. Je n’arrive pas du tout à assumer ce nouveau corps, je me sens laide, grosse. Mon mec essaie de me rassurer mais je n’ose quasiment plus me balader nue devant lui. Alors faire l’amour…"


Zita, 30 ans, mère de deux enfants : "Les mecs pensent que leur pénis est une lance !"

"C’est… acrobatique, flippant, drôle mais surtout différent à chaque grossesse. J’avais de grosses envies pour ma première fille,  mais pour la deuxième (née il y a deux mois) c’était congélo, ma libido était à plat ! On a complètement arrêté de faire l’amour trois mois avant la naissance (et on n’a toujours pas repris). Au début, comme tout le monde, on a eu peur de faire mal au bébé. On a beau savoir qu’il ne risque rien, dans notre cas, ça a bloqué le père. Les mecs se prennent tous pour des perchistes dans ces cas là, ils pensent que leur pénis est une lance ! Je l’ai senti moins entreprenant, plus stressé, ça nous a forcé à réapprendre en quelque sorte, à sortir de la routine, ça demande plus d’efforts."

Julie, 31 ans, mère de deux enfants : "Pour ma deuxième grossesse, je connaissais mieux mon corps" 

"Ce qui est fascinant, c’est que la sexualité change tous les mois. Les trois premiers, j’étais épuisée, les seins hyper tendus, donc niveau libido ça n’était pas top, mais ça revient. Je me suis finalement assez vite habituée à mon corps et à la présence de ce bébé. Les deux derniers mois, j’étais gênée physiquement, inconfortable, j’avais du mal à me trouver désirable et j’avais des appréhensions (j’ai cru que nos rapports sexuels pouvaient être à l’origine de certaines douleurs dans le bas ventre, mais mon gynéco m’a rassurée). Un soir, j’ai voulu la jouer super sexy en enfilant une belle nuisette et puis j’ai explosé de rire et lancé à mon mec 'Je ressemble à un rôti ficelé'. Mais on a continué à essayer d’avoir des rapports réguliers parce qu’on savait que ça pouvait aider pour la naissance et qu’on allait s’en priver quelques semaines après, on voulait absolument en profiter. Pour ma deuxième grossesse, je connaissais mieux mon corps, je savais comment je fonctionnais, on a abordé la chose beaucoup plus sereinement, je me sentais pleinement désirée, les sensations n’en ont été que plus incroyables."

Anaïs, 32 ans, enceinte de son premier enfant : "On ne baise pas, on 'fait l’amour'" 

"
Mon mec me parle souvent de la chanson de Renaud, "En cloque". Je crois qu’il se sent un peu à l’écart donc j’essaie de lui consacrer le plus de temps possible pour ne pas qu’il ne se sente lésé. J’essaie de lui montrer qu’une fois au lit, c’est lui et moi. Je sais aussi qu’après l’accouchement on devra attendre un petit peu avant de recommencer, et on aura d’autres choses en tête, donc on veut vraiment en profiter à fond maintenant. On essaie de maintenir une sexualité un peu 'sauvage' mais ca n’est pas évident. Depuis que notre fille est dans mon ventre, on ne baise pas, on 'fait l’amour'. Tout est affaire de tendresse, j’ai envie de repasser à quelque chose de plus débridé."

 

 

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