Sexe : faut-il bannir (ou réhabiliter) le suçon ? Sexe : faut-il bannir (ou réhabiliter) le suçon ?

Sexologie

Sexe : faut-il bannir (ou réhabiliter) le suçon ? par Elia Manuzio

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Publié le Lundi 28 Octobre 2019

Démodé le suçon ? Et s’il était en fait délicieusement rétro ? On vous explique pourquoi vous devriez lui redonner une chance

Quelque part dans le début des années 2000, vous somnolez devant Il était une fois la vie en cours de SVT (Sciences et Vies de la Terre pour rappel). Autour de
votre cou, un foulard emprunté à votre mère pour essayer de dissimuler le suçon qui orne votre décolleté depuis que Jean-Michel Puceau a voulu jouer les gros bras la nuit dernière. Pire, vous portez le foulard pour suggérer que quelqu’un vous a fait un suçon alors qu’en réalité, vous avez passé la soirée devant la télé avec vos parents. Quoiqu’il en soit, à cette époque là, le suçon est cool, il est subversif, il est la preuve que vous avez un semblant de vie sexuelle.

Mais passé le seuil de votre lycée, le suçon est devenu ce truc un peu honteux, que plus aucune personne d’âge adulte ne fait parce qu’en réunion le lundi matin, personne n’a envie d’être pris pour le ou la stagiaire de 3
ème. A tort ? Peut-être bien. Puisque l’on vous expliquait récemment pourquoi vous devriez réviser votre leçon de "doigtage", on vous conseille fortement de redonner une chance à cette bonne vieille habitude adolescente. D’abord parce que, justement, c'est une pratique adolescente et que, ces temps-ci, la sexualité se fait routinière. Réintroduire le suçon dans votre vie sexuelle est une bonne manière de relancer la machine. Pas seulement parce que c’est wild (ok, on exagère un peu là) mais surtout parce que, nous l’avons peut-être oublié, bien réalisé, un suçon peut-être extrêmement agréable. Vous pouvez le faire dans le cou ou sur la poitrine, mais aussi sur toutes les zones du corps de votre partenaire. Certains le font par nostalgie, d’autres comme une façon de temporairement "marquer son territoire".


Mais alors, quelle est la recette d’un suçon réussi ? D’abord, s’il peut survenir "accidentellement" dans le feu de l’action, en 2019 (et la trentaine passée), le mieux est quand même de demander à votre partenaire si elle/il est partant. Vous ne savez pas ce qu’elle/il a de prévu le lendemain, ni si la pratique du suçon lui plaît, donc, comme pour le reste, le consentement prime. Ensuite, choisissez l’endroit où vous allez sucer. Si votre partenaire n’est pas sensible aux baisers dans le cou par exemple, inutile de vous lancer sur cette zone, vous risquez un flop (et la preuve physique du flop).
Concentrez-vous donc sur les zones érogènes chez votre partenaire. Enfin, commencez à sucer pendant environ 15 secondes pour être sûr.e de laisser une marque (si c’est l’effet recherché). L’intensité étant moins importante que la durée, inutile d’aspirer comme si vous essayiez d’enlever le dard d’une piqûre de guêpe. Cela doit rester agréable, sauf si vous et votre partenaire êtes adeptes de pratiques plus douloureuses (dans ce cas, sortez les dents). Pour ce qui est des conséquences, on vous conseille de privilégier les foulards et écharpes en soie ou dans une matière non irritante, pour ne pas raviver l’incendie, ou un correcteur bien couvrant, à condition que celui-ci tienne toute la journée. Bon retour parmi les ados.

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