Sexe : amour et infidélité sont-ils compatibles ? Sexe : amour et infidélité sont-ils compatibles ?

Sexologie

Sexe : amour et infidélité sont-ils compatibles ? par Elia Manuzio

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Publié le Vendredi 25 Mai 2018

Véritable gourou aux États-Unis, la psychothérapeute de couple Esther Perel s’attaque au tabou de l’infidélité dans son livre “Je t’aime, Je te trompe“ (Robert Laffont), déjà best-seller outre-Atlantique, et bouleverse notre vision de la “trahison suprême“.

Au départ, Esther Perel ressemble à ces machines trop bien huilées qui n’inspirent pas forcément la confiance. “Therapist, author and speaker“, c’est comme ça que se décrit cette belge installée aux États-Unis où elle a reçu des centaines de couples en crise dans son cabinet new-yorkais. Sur son site, le storytelling est parfait et le commerce a l’air juteux : blog, podcasts, sessions de coaching ou workshop online avec 14 jours d’essai gratuit. On pense à un gros coup marketing. Pourtant, le Ted Talk d’Esther Perel (“Repenser l’infidélité… une présentation pour tous ceux qui ont jamais aimé“) frôle les 5 millions de vues sur YouTube, son livre sera bientôt traduit en 26 langues et les médias en ont fait le docteur love le plus populaire de la planète. Ça fait quand même beaucoup pour une arnaque. On est donc allés voir son travail sur l'infidélité de plus près. Et alors même qu’on appliquait une politique très stricte à notre relation de couple (“Tu me trompes, tu dégages“), on a passé la journée qui a suivi nos recherches à se dire que finalement, tromper ou se faire tromper, ce n’était peut-être pas la fin du monde. Ça nous a fait un bien fou et le dernier enterrement de vie de garçon avec option strip-club auquel notre mec a été convié nous a presque paru salvateur. Mieux, toutes nos certitudes sur l’infidélité ont valsé en moins de 24h.

Pourquoi ce tabou ? 

Esther Perel fait un constat : tromper, c’est universellement interdit, et pourtant universellement pratiqué. C’est un acte de transgression comme il en existe d’autres au sein d’un couple mais c’est le plus mal compris. Loin de prôner l’infidélité, la polygamie, ou de “déculpabiliser“ l’infidèle, elle tente plutôt de dédramatiser et de porter un regard bienveillant et non moralisateur sur le sujet (pas facile quand on connaît le niveau de puritanisme des américains). Elle ne nie pas la souffrance d’un adultère mais fait un pas de côté : Oui il y a la douleur et la trahison, mais aussi la croissance et la découverte de l’autre.


“La monogamie n’a rien à voir avec l’amour“ . Sérieux ? 

Selon Esther Perel, l’infidélité est avant tout une crise identitaire. Quand on va voir ailleurs, ce n’est pas pour chercher quelqu’un d’autre, mais pour se retrouver soi. La tromperie ne veut pas pas forcément dire qu’il y a un mal être dans le couple mais tout simplement que la passion a une date de péremption et qu’il y a des choses que même la plus parfaite des relations ne peut fournir : la liberté, la nouveauté, l’intensité sexuelle. Tromper ce n’est pas se détourner de notre partenaire mais de la personne qu’on est devenue.

Transformer la crise en opportunité

Nous qui étions persuadés que l’infidélité signait la mort du couple… Esther Perel y voit une formidable occasion de passer à une deuxième étape de sa relation et de la réinventer. Déjà parce qu’elle va déclencher les conversations les plus profondes, honnêtes et transparentes que vous n’ayez jamais eues (en revanche, gros warning si aucune discussion n’est possible). Mais aussi parce que la peur de la perte peut raviver le désir et redéfinir les contours d’une relation amoureuse et sexuelle.

On fait comment alors ?

Esther Perel est formelle : le chemin de la guérison commence quand le coupable avoue qu’il a mal agi et qu’il exprime de la culpabilité envers son/sa partenaire. C’est à lui de prendre en main la remise en place de limites dans le couple pour libérer l’autre de l’obsession de la tromperie et restaurer la confiance. Pour la “victime“, il s’agit surtout de reconquérir son estime de soi en s’entourant de personnes aimantes et en pratiquant des activités qui procurent de la joie et dans lesquelles elle affirme son identité. L’interdit absolu ? Vouloir connaître tous les détails : “où, quand, combien de fois, comment c’était ?“ Mieux vaut se concentrer sur une investigation qui questionne les motivations de celui qui a trompé : “Qu’est-ce que ça voulait dire pour toi ?“ ou “Qu’as-tu pu expérimenter que tu ne peux pas faire avec moi ?
Et si ça ne fonctionne pas sans l’aide d’un tiers, il y a toujours l’essai gratuit de 14 jours sur le site d’Esther…

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