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Emménager à deux, oui mais...

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Publié le Lundi 28 Mars 2011

Ça fait une éternité qu'on attend ce moment: cette fois, plus personne ne se dégonfle... Ce n'est pas une raison pour se croire chez mamie et lâcher prise non plus. La vie à deux c'est bien, à quelques conditions.

- On continue la mascarade:  ça fait des années qu'on essaie de lui faire croire que cette peau de pêche on l'a naturellement, que l'haleine on l'a fraîche dès le matin et que les yeux collés on n'a jamais connu ça, on a donc aucune raison d'arrêter ce travail en si bon chemin.  Le gros mensonge de la femme idéale, on le pousse jusqu'au bout. C'est pas le moment de faire la mauviette en pyjama.

-On prend la vie à deux comme une opportunité d'être encore plus libre et non pas comme un enfermement.  On sort du côté gestion de couple "on s'est pas vu hier donc on se voit ce soir, par contre vendredi j'ai un truc donc on se voit plutôt  samedi"  et on retrouve une spontanéité qu'on avait perdue. On se voit selon l'envie, pas selon nos plannings respectifs. Sinon, c'est vite la Poste notre histoire.

-On ne raconte pas sa vie. Ce n'est pas parce qu'on partage désormais le même appart' qu'on doit tout partager, de notre journée au boulot à la dernière crasse de Pénélope en passant par notre envie folle d'une nouvelle paire de ballerines. On fait un peu le tri et on ne le prend pas pour notre meilleure copine.

-On reste une femme. Une vraie. Ce n'est pas parce qu'il nous assure qu'il aime bien nous voir au naturel pas trop maquillée, en jean et marcel Petit Bateau, que c'est une raison pour nous avachir en survêt dans le canapé en se goinfrant de Curly.  Les talons, c'est pas que pour les thons.

-On exploite quand même notre petit côté garçon manqué (qui lui prouvera qu'on est encore plus cool que son dernier colloc' Basile). On ne joue pas les maniaques, on propose des petites soirées burgers-Apatow, on se marre vraiment.Vrai-ment. Pas les yeux rivés sur les miettes, hein.

-On en profite pour se redécouvrir : au lieu de se prendre pour un couple de retraités qui a fait le tour de la relation, on envisage la vie à deux comme une nouvelle étape et pas comme un aboutissement. On en profite pour casser les habitudes, surprendre l'autre, vivre une nouvelle histoire quoi, sans forcément pousser jusqu'au string panthère hein.

-On n'essaie pas d'être parfaite. Pas la peine de s'enfermer dans un rôle de fée du logis qu'on ne pourra pas assumer à long terme. On reste simple, on fait tout pour se rendre la vie agréable et on garde les supers festins et le ménage intégral pour des jours où on a vraiment envie de se faire plaisir. Sinon, le risque c'est de finir par lui reprocher nos efforts alors qu'il n'avait rien demandé : le drame.

-On lui montre la chance qu'il a de nous avoir en mettant en avant notre féminité. On lui fait découvrir la vraie vie : les bougies, les huiles essentielles, la musique , le bonheur quoi. La limite, c'est le masque à l'avocat. Quand même.

-On ne le prend pas pour notre mère. On reste autonome, on ne prévient pas de tout ce qu'on fait, d'où on va se balader et de l'heure à laquelle on rentre, bref on ne rend pas de comptes. Surtout que pour être honnête, avant qu'il ne fasse nuit noire, de nos allées et venues, il s'en fiche. Un peu.

Nora Hamzawi

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