Sexe : Le nombre d’infections sexuellement transmissibles augmente en France Sexe : Le nombre d’infections sexuellement transmissibles augmente en France

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Sexe : le nombre d’infections sexuellement transmissibles augmente en France par Anne Lods

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Publié le Jeudi 19 Juillet 2018

D’après un rapport publié par Santé publique France le 18 juillet 2018, le nombre d’infections sexuellement transmissibles a plus que triplé un quatre ans. Et ce sont les jeunes de 15 à 24 ans les premiers concernés. Pour les sensibiliser, une campagne a été lancée.

C’est inquiétant. D’après un rapport de Santé publique France publié le 18 juillet 2018, le nombre d’IST augmente de manière alarmante en France. En moins de 4 ans, le nombre d’infections à la chlamydia et au gonocoque a plus que triplé. Grâce aux données des laboratoires biologiques, on chiffre à 268 000 cas diagnostiqués de chlamydias en France en 2016, contre 77 000 en 2012. De 15 000 cas de blennoragies gonococciques en 2012, on atteint les 50 000 quatre ans plus tard. Et attention, on ne parle que des cas diagnostiqués.

D’après l’étude, l’infection à la chlamydia toucherait majoritairement les femmes âgées de 15 à 24 ans et qui résident en Ile-de-France. A elles seules, elles représentent 38% des diagnostiques de cette étude. Dans la région, on compte environ 5682 cas pour 100 000 habitants, ce qui représente trois fois plus que pour le reste de la métropole et cinq fois plus que dans les régions d’outre-mer. C’est une infection un peu vicieuse car elle est asymptomatique. C’est-à-dire qu’on ne ressent pas de symptômes particuliers qui peuvent alerter. Pourtant, non-diagnostiquée et non-traitée, elle peut avoir des conséquences graves. Elle se propage dans l’utérus et les voies génitales et est responsable d’un tiers des grossesses extra-utérines. De plus, elle augmente les risques de stérilité et peut se transmettre à l’enfant.

L’infection à gonocoque, quant à elle, concernerait principalement les hommes en métropole, et les femmes dans les DOM. Encore une fois, la tranche d’âge 15-24 ans est la plus concernée. Contrairement à la chlamydia, les blennoragies gonococciques se déclarent dans la semaine après le rapport à risque et les symptômes sont assez violents : brûlures, écoulements jaunes par l’anus, la verge ou le vagin et fortes douleurs dans le bas ventre. Elle est évidemment très contagieuse et peut aussi entraîner de graves complications.



Enfin, si les moins de 25 ans sont plus atteints, ce serait la conséquence d’un nombre de partenaires plus important qu’avant, associé à une utilisation pas toujours régulière du préservatif. Pour faire face à ce fléau, et car le préservatif est le seul moyen de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles, Santé publique France a donc lancé une campagne de sensibilisation numérique à destination des jeunes appelée : "Un préservatif ça peut te sauver la vie. Gardes-en toujours sur toi". Elle est en ligne  depuis le 18 juillet et jusqu’au 17 août 2018. "L’enjeu de notre campagne est d’inciter les jeunes à toujours avoir un préservatif sur eux, a expliqué Lucile Bluzat, responsable du marketing social Santé sexuelle à Santé publique France. Il doit être perçu comme un objet protecteur du quotidien". Alors, n'oubliez pas, sortez couverts.

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