Santé : il pourrait y avoir un lien entre un mauvais microbiote vaginal et le cancer des ovaires Santé : il pourrait y avoir un lien entre un mauvais microbiote vaginal et le cancer des ovaires

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Santé : il pourrait y avoir un lien entre un mauvais microbiote vaginal et le cancer des ovaires

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Publié le Samedi 13 Juillet 2019

Selon une étude publiée le 9 juillet dernier, les femmes dont le microbiote vaginal contient peu de bactéries lactobacilles auraient plus de chance de contracter un cancer des ovaires.

Vous êtes-vous déjà intéressées à votre microbiote vaginal ? Il serait peut-être temps d’en prendre soin. En effet, selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet Oncology, il y aurait un lien entre une mauvaise composition du microbiote vaginal et le risque de développer un cancer des ovaires. Des chercheurs spécialisés en gynécologie et en cancérologie à Londres et à Milan ont analysé la quantité de lactobacilles présentes dans le microbiote vaginal de 580 femmes âgées de 18 à 87 ans pour en tirer cette conclusion. 

Les lactobacilles sont des bactéries naturelles qui permettent de maintenir le vagin en bonne santé. Plus on en a, moins on a de chance de développer des maladies comme une vaginose bactérienne ou simplement des mycoses. C’est en quelque sorte une armée qui lutte contre les attaques extérieures et nettoie le vagin. Si les produits nettoyants dédiés à la brillance de notre vulve sont de plus en plus décriés, c’est aussi pour éviter de détruire les microbiotes vaginaux des femmes et, de fait, leur santé.

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont donc analysé les microbiotes de deux groupes de femmes, entre 2016 et 2018. Le premier réunissait des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire et des femmes en bonne santé. Le deuxième était quant à lui composé de femmes porteuses de la mutation du gène BRCA1, qui les rend plus vulnérables aux cancers du sein ou de l’ovaire, et de femmes qui ne portaient pas cette mutation.
Et le résultat est notable. Autant pour les femmes de moins de 50 ans qui souffraient d’un cancer que pour celles qui ont des prédispositions génétiques, le taux de lactobacilles était trop faible, soit moins de 50% du microbiote vaginal. Pour les femmes en bonne santé, elles représentaient plus de la moitié de ce dernier. 

A partir de ces informations, les chercheurs ne peuvent pas déterminer un lien de cause à effet immuable et ces résultats sont encore à prendre avec des pincettes. Leurs études ne sont qu’à leurs balbutiements, mais ils imaginent néanmoins que les lactobacilles pourraient protéger tout le système reproducteur féminin dans le cas où elles sont suffisamment présentes. Une fois qu'ils auront vérifié leur étude, ils étudieront la possibilité de faire du frottis, un examen capable de repérer qu’elles sont les femmes à risque pour pouvoir les protéger.

Enfin, comment prendre soin de ses lactobacilles ? D’après Anne Henderson, gynécologue interviewée par Cosmopolitan UK, il faudrait commencer par arrêter d’utiliser des produits d’hygiène vaginale. Puis, on dit également "au revoir" aux douches trop intenses et trop profondes à répétition, afin de garder un microbiome en bonne santé et un pH vaginal acide. Dans le cas où l'on a un manque de bonnes bactéries, il existe des suppositoires à base de lactobacilles, à discuter avec son médecin ou gynécologue. Et souvenez-vous, votre vagin se lave tout seul, pas d'acharnement. 

A.L

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