Royaume-Uni : 1 personne sur 4 souffrant d’une IST n’avertirait pas son partenaire sexuel Royaume-Uni : 1 personne sur 4 souffrant d’une IST n’avertirait pas son partenaire sexuel

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Sexe : 1 personne sur 4 ayant une IST n’avertirait pas son partenaire sexuel par Marine Decremps

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Publié le Mardi 16 Octobre 2018

Près des trois quarts des personnes diagnostiquées avec une IST feraient le choix de ne pas en parler à leurs partenaires sexuels. C’est ce que révèle une étude anglaise réalisée sur 2000 personnes. Un résultat alarmant mettant l’accent sur le manque d’information notamment auprès des jeunes.

Inquiétant. Une étude réalisée sur un panel de 2000 personnes en Angleterre a révélé que 72% de porteurs d'IST n’informeraient pas leurs partenaires sexuels. Ces résultats ont été communiqués par la pharmacie en ligne chemist-4-u.com a l’origine de l’enquête. "Il est clair qu’il y a encore beaucoup de stigmatisation autour des IST et un manque d’honnêteté avec les partenaires. C’est comme si les Britanniques évitaient de discuter de leur santé de peur de perdre leur partenaire", a indiqué Shamir Patel, pharmacien et directeur général de chemist-4-u.com.

Peur, honte mais aussi ignorance. L’étude révèle que pour la plupart des concernés, l’IST était tue car ils avaient pris soin d’utiliser un préservatif. Or, celui-ci n’offre pas une protection totale pour les infections comme le Papillomavirus humain, par exemple. Plus globalement, les préservatifs masculins sont efficaces à 82%, tandis que les préservatifs féminins le sont à 79%. Pour 43% des personnes interrogées, c’est l’ignorance qui guide le silence : "elles ne savaient tout simplement pas pourquoi elles avaient décidé de rester silencieuses à ce sujet, une sur 10 (11%) a avoué qu'elle était trop gênée pour en parler et 8% étaient restées silencieuses parce qu'elles n'avaient pas pu entrer en contact avec leurs partenaires sexuels pour le leur dire".

Parler pour éradiquer
Au terme de l’étude, les chercheurs britanniques sont fermes, "le moyen le plus efficace de freiner la propagation d'une infection est de ne pas avoir de relation sexuelle tant qu'elle n'a pas été correctement traitée par un professionnel de la santé". Et d’ajouter : "Même dans ce cas, il est important de communiquer avec ceux qui partagent votre vie sexuelle". Dans le curseur des chercheurs : les jeunes étudiants. "L’université est une période où les jeunes expérimentent et s’ouvrent à de nouvelles choses, mais cela ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas être en sécurité", soulève Shamir Patel.
Aux Royaume-Unis, les taux de syphilis ont augmenté de 148% au cours de la dernière décennie atteignant aujourd’hui des niveaux jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale. Idem pour les cas de gonorrhée. Une recrudescence jugée problème "majeur" Outre-Manche.

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