La PrEP est-elle vraiment une bonne solution pour lutter contre les IST ? La PrEP est-elle vraiment une bonne solution pour lutter contre les IST ?

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Sida : la PrEP est-elle vraiment la bonne solution ? par Tess Annest

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Publié le Samedi 7 Juillet 2018

En ce mois de juillet 2018, l’association Aides, qui lutte contre la propagation du VIH, lance une campagne nationale pour mettre en lumière la PrEP, un traitement de prévention du Sida encore peu connu en France. Un comprimé qui ne protège cependant pas de toutes les maladies. Explications.

Si le préservatif reste le moyen le plus efficace de ne pas contracter d’infections sexuellement transmissibles (IST), il est souvent oublié, et parfois même volontairement. Alors, pour limiter le risque d’exposition au VIH, Aides tente de démocratiser de nouveaux traitement préventifs. Dernier en date : la PrEP, de "Pré-exposition" et "Prophylaxie", prévention de l’infection, un comprimé autorisé il y a 18 mois en France, qui permet de se protéger du Sida en cas d’exposition sexuelle. A condition de le prendre correctement. Le plus efficace : le traitement régulier, qui consiste à prendre un cachet tous les jours, à heure fixe et selon les recommandations précises des médecins. La PrEP peut également être prise "à la demande" (uniquement chez hommes), en prenant un comprimé entre 24 heures et 2 heures avant la relation sexuelle à risque, puis un deuxième à J+1 et enfin, un dernier à J+2. Ce traitement nécessite également de se faire dépister tous les trois mois, notamment pour vérifier qu’une autre IST n’a pas été contractée. La PrEP étant un traitement préventif contre le VIH, et absolument pas contre les autres infections, elle n’empêche par exemple pas de contracter une hépatite. D’où la nécessité pour l’association de faire de la pédagogie. Et de rappeler que bien que le risque zéro n’existe pas, le préservatif reste le moyen le plus efficace de se protéger de toutes les infections.


Et parmi les populations ciblées par ce traitement : les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes, les travailleurs.ses du sexe, les usagers de drogue et les migrants. La PrEP étant entièrement prise en charge par la sécurité sociale et donc totalement remboursée. Attention encore à ne pas la confondre avec le TPE, un traitement post-exposition prescrit uniquement en cas d’urgence, notamment de rapport sexuel avec une personne séropositive. 

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