Et si on gardait notre culotte pendant un examen gynécologique ? Et si on gardait notre culotte pendant un examen gynécologique ?

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Et si on gardait notre culotte pendant un examen gynécologique ? par Zoé Puyremond

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Publié le Lundi 14 Janvier 2019

Pour certaines personnes, il est très difficile de se retrouver nu.e devant le gynécologue. Et la consultation devient une corvée. D’où l’idée d’Imagyne, une culotte qu’on ne quitte pas pendant l’examen, actuellement en cours de développement.

L’objectif de Marie Rimbault-Joffard, engagée sur la question "du suivi gynécologique, de la PMA, de la grossesse et l’accouchement" ? Remédier à l’exposition répétée de l’intimité féminine dans le cadre médical. D’où son idée de la culotte Imagyne, spécialement conçue pour être gardée lors d’examens endo-vaginaux (pose de stérilet, frottis, échographie avec sonde…). En tissu élastique, elle couvrira la vulve (organe extérieur), le pubis et les fesses, et sera dotée d’une fente juste devant le vagin. Et si elle devra être enlevée pour un examen des lèvres, elle reste un véritable moyen pour les femmes d’éviter la gêne, voire l’humiliation ressentie, lors de ces examens les plus fréquents chez le.a gynécologue. Pour rappel, rien n'oblige à se déshabiller entièrement lors d'une consultation (on peut par exemple garder son T-shirt pendant l'examen gynéco, puis faire les palpations mammaires si elles sont recommandées). Mais certains examens nécessitent bien de présenter son entre-jambes au médecin...

Pour affiner son projet, Marie Rimbault-Joffard a lancé un questionnaire en ligne concernant les attentes des patient.e.s. Sur les 300 ayant répondu à l’enquête, 33% "indique négliger leur suivi du cancer du col de l’utérus et leur contraception (15%)" par peur de l’examen. Un autre chiffre l’a étonnée : "une femme sur deux est gênée de montrer son épilation". Un vrai problème de santé publique, dont la réponse n’est pour l’instant qu’à l’état de projet mais semble très prometteuse, puisqu’elle suscite selon son inventeuse l’engouement des personnes interrogées, mais aussi, du personnel soignant. En collaboration avec un cabinet gynécologique et une sage-femme, Marie Rimbault-Joffard va lancer une phase de test pour définir les différentes tailles d’ouverture. "Imagyne est une forme de compromis. Elle ne doit ni être une contrainte pour la patiente, ni pour le ou la practicien.ne", détaille-t-elle. Une initiative que l'on peut soutenir en ligne, puisque la créatrice vient de lancer une campagne participative pour "concevoir un prototype pour chaque taille", dans le cadre du concours "Osons les entrepreneurs engagés".

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