"Célicouples" : selon une étude les couples qui décident de ne pas vivre ensemble sont de plus en plus nombreux "Célicouples" : selon une étude les couples qui décident de ne pas vivre ensemble sont de plus en plus nombreux

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"Célicouples" : les couples qui décident de ne pas vivre ensemble sont de plus en plus nombreux par Pierre-Guillaume Ligdamis

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Publié le Mardi 10 Décembre 2019

Amoureux, en couple, mais chacun chez soi : voilà comment on pourrait résumer la situation de ces personnes qui choisissent de ne pas cohabiter avec leur partenaire même après plusieurs années de relation. Un cas de figure de plus en plus récurrent mis en lumière par une nouvelle étude de l’INED.

On peut très bien être amoureux mais faire le choix de ne jamais habiter ensemble. C’est en tout cas le mode de vie que semble avoir choisi ce que Le Parisien appelle les "célicouples", ou tout simplement les couples non cohabitants.
Ces derniers font justement l’objet d’une récente étude de l’Institut national d’études démographiques, qui fait apparaître que cette situation est de plus en plus fréquente, surtout chez les quadragénaires et quinquagénaires, qui refont leur vie après l’échec d’une relation précédente. Bien souvent ils ont déjà vécu le schéma d’une vie conjugale classique mais suite à la séparation ils préfèrent -lorsqu’ils se remettent en couple- que chacun réside dans son logement. 

Il s’agit en réalité d’un phénomène assez répandu en France métropolitaine puisque selon l’INED, 1 personne majeure sur 3 ne vivrait pas en couple. Si pour les plus jeunes cela correspond plutôt à une "étape" avant de pouvoir s’installer ensemble, pour les personnes âgées entre 40 et 65 ans cela résulte plus souvent d’un choix commun. Simplement parce qu’il n’aspirent plus nécessairement à une vie en concubinage et que celle-ci représente trop de freins pour eux. Seuls 22% des 51-65 ans interrogés ont formulé leur intention d’aménager ensemble dans un futur proche contre  68% chez les 26- 30 ans. 
Sur une échelle plus globale l’enquête a révélé que les couples non cohabitants représenteraient plus d’1,8 million de personnes. Une part beaucoup moins importe que celle des couples qui vivent en ménage mais tout de même à prendre en considération.

D'autant plus que le fait de ne pas vivre sous le même toit n'est pas forcément synonyme d'une relation amoureuse moins stable. Simplement ces personnes voient en le fait de vivre ensemble plus d’inconvénients que d’avantages. "Souvent ces personnes ne souhaitent plus avoir d’enfants, elles ont donc moins de pression sociale, moins d’impératifs à vivre en couple" explique Arnaud Régnier-Loilier le directeur des recherches de l’INED. 

Interrogée par Le Parisien, Marie une femme de 44 ans qui a opté pour ce rythme de vie raconte que cela est né d’une décision commune avec son partenaire, afin de ne pas bouleverser ses jeunes enfants issus d’un précédent mariage. 

Pour l’auteur de l’étude c’est aussi une bonne façon de ne bénéficier que "des bons côtés" d’une relation puisque les partenaires sont libres de se voir que lorsqu’ils le souhaitent. Le principal étant bien évidemment que cela convienne aux deux parties.

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