« Polyamoureux » et « Aromantiques » : qui  se cachent derrière les dénominations? « Polyamoureux » et « Aromantiques » : qui  se cachent derrière les dénominations?

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"Polyamoureux", la nouvelle étiquette pour faire n'importe quoi en amour ? par Antoine Ferreira-Mendes

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Publié le Jeudi 28 Février 2019

Sur les réseaux sociaux, on croise de plus en plus de personnes utilisant le terme "polyamoureux" ou "polyamoureuse" pour définir leur vie intime. Réelle orientation ou bonne excuse pour traiter ses partenaires n'importe comment ?

Vous multipliez les relations avec le consentement de vos partenaires, qui ne sont pas non plus exclusifs ? Vous êtes polyamoureux.se. Une définition assez simple, pour un sujet malheureusement très mal traité. Dans les médias et sur les réseaux sociaux, les informations divergent et sont même souvent fausses, ce qui est largement dû au fait que toute relation sortant de la norme reste taboue en France. F., twitta polyamoureuse, nous a aidés à y voir plus clair.


Tout d’abord, le polyamour est "une orientation des relations", et non une orientation sexuelle. "Son enjeu est la non-monogamie éthique", nous explique F., c'est-à-dire le fait d’avoir plusieurs relations intimes de façon respectueuse, avec un consentement mutuel de ses partenaires. "La personne polyamoureuse s’offre la possibilité d’avoir plusieurs relations intimes, amoureuses ou non, sexuelles ou non", ajoute-t-elle. Souvent associés aux polygames, les polyamoureux se détachent pourtant de cette pratique patriarcale concernant uniquement un homme qui a des relations avec plusieurs femmes. A priori, rien que de très positif, puisque la base du polyamour reste le consentement et l'idée de s'épanouir en dehors de normes souvent étouffantes. Pourtant, des critiques se font entendre au sein même de la communauté...

Escrocs de l'amour
Selon F., derrière cette étiquette se cachent bel et bien des escrocs. "On les appelle polyfakes", détaille-t-elle. Mais aussi "polymacho", "polypathos" ou même "polycadavres", explique l'écrivaine et militante espagnole Brigitte Vasallo sur son blog, dans un post repris sur le site français Polyamour.info. "Ce sont des personnes qui se mettent au polyamour parce que cela leur donne une couverture philosophique, politique, éthique et sympa, mais derrière, c'est la même merde que d'habitude : faire son chemin en semant des cadavres sur son passage. Ce qui les distingue des autres, c’est qu’ils mettent toute leur emphase sur certains termes liés au polyamour, mais jamais sur d’autres. Ils adorent parler de 'l’amour libre', 'l’amour sans obligations', 'du sexe à profusion', mais ils oublient (...) l’honnêteté, la sincérité, le fait de prendre soin des personnes avec qui on a une relation, même sporadiquement." Sur les réseaux, d'autres critiquent aussi certains comportements étiquetés "polyamoureux", mais en réalité, problématiques. En majorité, des femmes confrontées à des hommes utilisant le terme comme badge d'immunité pour faire n'importe quoi.

Méfiance, donc, avant de foncer tête baissée dans une relation avec un polyamoureux. L'essentiel étant d'avoir bien en tête les règles qu'on se fixe, et qui peuvent être rediscutées à tout moment, rappelle F. La meilleure façon de savoir si on a un polyfake en face de soi, selon elle ? "Ça reste de parler avec les autres relations de son partenaire". Histoire d'éviter les personnnes qui, selon Brigitte Vasallo, "ne peuvent pas avoir une relation saine et, par conséquent, en établissent cinq maladives".

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