Témoignages : "le jour où j’ai su que c’était fini…" Témoignages : "le jour où j’ai su que c’était fini…"

Amour Sexe

Témoignages : "le jour où j’ai su que c’était fini…" par Laura Carreno-Müller

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Publié le Jeudi 12 Juillet 2018

Toutes les bonnes choses ont une fin. Et on a tous connu un moment qui nous a donné envie de tout plaquer (littéralement). La preuve en quelques témoignages.

Marie*, 30 ans :
J’ai réalisé qu’il avait un (tout) petit sexe. Je n’étais déjà pas à fond mais là, ça a été le pompon. J’aurais pu reconsidérer ma décision s’il avait compensé par une superbe technique au lit, mais ça n’était malheureusement pas le cas. Alors, plutôt que de m’imposer un nouveau moment de gêne absolue, j’ai utilisé la technique du "c’est pas toi, c’est moi" et j’ai pris la poudre d’escampette.

Jean, 40 ans :
J’avais rencontré une femme en soirée, il y a une vingtaine d’années, et ça avait très bien commencé. On a passé quelques mois ensemble et on se voyait régulièrement. Elle était un peu plus âgée que moi donc il y avait déjà une différence très nette dans nos intérêts et dans nos objectifs. Je ne prenais déjà pas la relation au sérieux mais le comble, c’est quand elle m’a présenté à sa famille : elle avait deux enfants dont elle ne m’avait jamais parlé. A 20 ans, on n’a pas envie de s’engager, surtout que les enfants allaient avoir du mal à m’accepter. On n’avait que huit ans d’écart. J’ai donc essayé de faire bonne figure, mais en partant, j’ai choisi de "perdre" son numéro. Elle m’a rappelé un jour et on a bu un dernier verre, histoire de clôturer l’affaire. Je voulais quand même l’aider à passer à autre chose. Ce n’était pas juste de la laisser sans explications. Même si elle était un peu déçue, elle a compris mon choix. C’était mieux comme ça. Si je m’étais engagé, j’aurais fini par en avoir marre et la blesser. J’avais trop de respect pour elle pour lui mentir. Maintenant que je suis papa, je sais que, si des enfants sont impliqués, il ne faut pas prendre les relations à la légère.

Inès, 35 ans :
Je suis sortie avec une hôtesse de l’air. Elle était plutôt mignonne, sympathique, mais elle manquait de culture générale. Donc les premières semaines, même si j’entendais parfois le vent du désert souffler entre ses deux oreilles, je me suis laissé porter sans trop faire attention. Mais une nuit, chez elle, on a eu une conversation sur la musique qui a fini de me persuader que je n’avais rien à faire là. A un moment, je tombe sur le CD d’Enigma : un groupe terrible de la fin des années 80 dont la spécialité était de remixer des chants de moines sur un beat hip-hop, avec de la flûte de pan. Comme à ce moment-là, je pensais encore qu’elle avait un peu de second degré, je le mets dans la platine, histoire qu’on rigole un peu. Et à mesure que je pouffe, elle devient livide et me dit : "Je ne vois pas ce qui te fait rire, moi je la trouve très bien cette chanson, elle est pleine d’harmonie et de mystère." J’ai laissé tourner le CD et elle est partie se faire une tartine dans la cuisine. En regardant les murs beiges de l’appart, je me suis aperçue que pratiquement tous les tableaux étaient des broderies au point de croix représentant des chats. C’était flippant. Quand elle est revenue dans son peignoir blanc épais, j’étais habillée et j’avais mon sac sur le dos. J’ai dit que je me sentais nauséeuse et que je préférais dormir chez moi. On s’est claqué la bise et je ne l’ai plus jamais revue. Elle a essayé de me contacter mais je n’ai jamais répondu.

Baptiste, 24 ans :
J’ai compris que je ne voulais plus d’elle quand je l’ai présenté à mes amis pour la première fois. Elle était très enthousiaste à l’idée de les rencontrer et je voulais vraiment officialiser notre couple avec elle auprès d’eux. On est arrivés à la soirée où on devait les rejoindre et quelques heures plus tard, elle s’embrouille avec un des mecs qui était présent. Apparemment, c’était son ex. Ça ne m’a pas vraiment dérangé, surtout que je ne connaissais pas ce garçon, mais c’était la manière dont elle s’adressait à lui qui m’a perturbé. De la fille sympa et intelligente que je croyais connaître, elle s’est transformée en racaille des bacs à sable. Le pire : elle a failli le gifler. J’ai décidé de partir de la soirée avec elle et elle a continué à s’énerver sauf que, cette fois, c’était contre moi. Elle me hurlait dessus, me menaçait et il n’y avait aucun témoin… Je l’ai donc laissé en plan dans la rue et je l’ai bloquée de partout en marchant très rapidement  vers la première bouche de métro que je trouvais. Ce n’est pas digne d’un gentleman, mais elle m’a vraiment fait peur.

Claire, 25 ans :
Il a finalement compris qu’il préférait les garçons, après plusieurs mois de relation. J’ai eu du mal à lui en vouloir parce que je sais que ce genre de découverte a dû chambouler toute sa vie. Il voulait qu’on reste en contact, mais j’ai refusé.

Hélène, 33 ans :
J’ai compris que c’était fini quand il m’a quitté. Perspicace, non ?


Des prises de conscience qui ne surviennent pas qu’en amour mais aussi en amitié, comme ont pu le constater :

Stéphanie, 23 ans :
Il y avait eu un décès dans ma famille. J’étais déboussolée, je ne suis pas allée à la fac et j’ai décidé d’aller voir des amis. J’avais envoyé un message à Adeline pour lui annoncer la nouvelle et elle a été tellement choquée qu’elle a proposé de venir me voir. Dès que je lui ai dit que j’allais voir des amis dans la journée et qu’on pouvait se voir le soir, elle m’a envoyé un SMS long comme le bras pour me dire que je n’étais pas une vraie amie et qu’elle a été une amie exemplaire avec moi. Le membre de ma famille que j’avais perdu, c’était ma mère…

Irène, 35 ans :
On était les meilleurs amis du monde mais je ne pouvais jamais vraiment compter sur lui. Il arrivait systématiquement en retard d’au moins une heure ou posait carrément des lapins avant de s’excuser en disant qu’il s’était endormi. Il n’avait jamais d’argent parce qu’il ne travaillait pas. Moi je l’aimais, alors je l’attendais pendant des heures, je lui prêtais des sous qu’il ne me rendait jamais mais ce n’était pas grave. Et puis un jour, il allait mal : son mec l’avait fichu dehors. Alors il m’a demandé s’il pouvait rester chez moi. J’ai dit ok. En plus, je partais en vacances trois semaines, donc ça ne me gênait pas qu’il reste. Je lui ai filé un double des clés et lui ai juste demandé d’arroser les plantes. Quatre jours avant de rentrer, je lui ai téléphoné et envoyé plusieurs SMS pour lui rappeler que mon retour était prévu dans pas longtemps. Comme il ne répondait pas, je me suis dit que c’était bon. Quand je rentre, c’est la catastrophe : les plantes sont toutes mortes de soif, le plaid blanc du canapé est plein de sauce tomate et roulé en boule par terre. Il y a des cendriers pleins partout, l’évier est rempli de vaisselle sale, la poubelle déborde, il y a des ronds de vin et de café sur les tables, mon bureau est brûlé par une cigarette qui a dû se consumer dessus et il y a surtout ses chaussettes sales tombées depuis la mezzanine dans un bouquet de fleurs séchées qu’on m’avait offert pour mon anniversaire. Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. J’ai exigé qu’il ramasse ses affaires sur-le-champ et qu’il s’en aille, ce qu’il a fait. Aujourd’hui, on se croise de temps à autre. C’est cordial, mais notre amitié s’est finie comme ça.

Magali, 32 ans :
J’avais une "amie" qui cassait du sucre sur le dos de ses autres potes assez souvent et quand on les retrouvait, elle était toute mielleuse. J’ai compris qu’elle ne leur disait pas en face ce qu’elle leur reprochait. Mais elle m’en parlait. Super logique ( !) Un exemple : quand j’ai arrêté de fumer, j’avais pris quelques kilos. Après une remise en forme, j’ai réussi à perdre 10 kg en 3 mois. Durant ces trois mois de régime, on ne s’était pas vraiment vues. On se retrouve une fois ma taille retrouvée, et là elle me dit : "ah ça y est t’as maigri ! J’en parlais à Nico l’autre jour et on se disait que t’avais vraiment grossi. C’était horrible." Et donc je réalise que je fais aussi partie du lot. Elle n’était pas sincère, en plus d’être franchement pas très sympa. Après cet apéro, où il a été très long de finir mon coca, je ne l’ai plus jamais convié à quoi que ce soit. Quand on se recroise, je reste polie, mais je ne lui dis rien de perso. Pas envie qu’elle l’utilise contre moi avec ses autres "amies".

Gabrielle, 24 ans :
J’ai eu la flemme d’aller prendre un verre avec une amie, parce que j’étais fatiguée à cause du travail (je suis barmaid et c’est épuisant). Elle m’a incendié par SMS pour me dire que je ne méritais pas son amitié. Je lui ai répondu : "déso d’avoir besoin de dormir". Elle a continué à s’énerver mais je n’ai jamais répondu. Elle me demandait des nouvelles après, je lui ai donc fait croire qu’elle s’était trompée de numéro.

 

 

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