Sexe : l'amour de vacances existe-t-il encore ? Sexe : l'amour de vacances existe-t-il encore ?

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L'amour de vacances existe-t-il encore ?

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Publié le Mercredi 11 Juillet 2018

A l’heure des plans culs réguliers et des coups d’un soir, en vacances, existe-t-il toujours la possibilité d’une idylle amoureuse ?

Christophe Ripert nous avait déjà prévenues : "un amour de vacances, une histoire sans lendemain, on n’y repense les yeux pleins de chagrin." C'est presque de la poésie, mais c'est un fait : les amourettes de vacances ne durent pas. Faut-il pour autant y renoncer ? Bien sûr que non. Mais a l’heure de Tinder, de Bumble et du grand mercato du love jetable, on a comme l’impression qu’en vacances, deux options s’offrent à nous : le plan cul (au soleil mais plan cul quand même) ou le maquage forcé – avant qu’on nous accuse d’être "trop exigeante" parce qu’on ne trouve pas l’amour. Entre les deux, on aimerait bien pouvoir mettre un peu de romantisme et d’insouciance dans cette petite idylle estivale.

Si la jolie personne qui partage ma vie lit ses lignes, pardon mais il n’existe rien de plus sulfureux et grisant qu’un amour de vacances. Et j’ai comme la légère impression que sur ce point, nous sommes une génération sacrifiée. La dernière remonte à trois ans et déjà, c’était limite pour s’adonner au flirt léger et aux joies des baisers volés sur fond de sangria pas fraîche. Pourquoi ? Parce qu’en vacances, à partir du moment où les deux protagonistes trentenaires sont célibataires - une espèce en voix de disparition - il faut a peu près 24h au reste de la troupe pour les imaginer dans un Renault Scénic sur l’Occitane, siège bébé à l’arrière et pare-soleil aux fenêtres. Résultat, vous avez environ 3 ou 4 jours pour profiter de votre romance adolescente avant qu’il ne faille mettre une étiquette sur votre relation.

Cette discussion arrive généralement après que l’un des deux a entrepris un geste qui dirait un peu trop vite Scénic-sur-l’Occitane (on ne savait pas que se tenir la main nous propulsait directement dans la catégorie "monogames"). Et forcément la discussion, on n’a pas envie de l’avoir. Aussi parce que dans les étiquettes à notre disposition, il n’existe rien qui dise : "Aimons-nous très fort jusqu’au check-out du 15 août et reprenons nos vies avec juste un joli souvenir en poche". Non. Soit on devient un couple (et là tout de suite on va plutôt terminer notre cocktail), soit on décide que c’est une histoire de sexe (et là, dans l’œuf, le romantisme rend son dernier souffle).

Votre planche de salut ? Repérer les romantiques invétérés – non, ils ne jouent pas tous de la guitare- et espérer que comme vous, ils sauront profiter de ce que le dieu des vacances a inventé de plus poétique et de plus fragile : la vraie amourette d’été. Oui, il existe un risque de morfler un peu en septembre, mais vous pourrez vous targuer d’avoir aimé pour la beauté du geste. Quelque chose entre Call me by your name et Bonjour Tristesse – sans lendemain, sans conséquences, sans engagement mais jamais sans passion. On vous souhaite un bel été.

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