Confinement : je suis coincé.e avec mon ex (et c'est l'enfer) Confinement : je suis coincé.e avec mon ex (et c'est l'enfer)

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Confinement : je suis coincé.e avec mon ex (et c'est l'enfer)

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Publié le Vendredi 24 Avril 2020

Forcément, ils n'avaient pas imaginé se retrouver aussi longtemps en huis clos avec leur ex... et pourtant ! Voici 3 témoignages qui racontent les hauts et les bas de ces situations inédites.

Camille, 30 ans, séparée depuis un an et demi

"Alors que je n'avais pas eu de nouvelles de mon ex depuis 6 mois (on a passé 4 ans ensemble), le dimanche 16 mars, il m'a appelée parce qu'il avait envie de me revoir. On a passé l'après midi avec des amis, et le soir, tous ensemble on a regardé l'allocution du Président qui annonçait le confinement. Tout de suite, j'ai proposé à mes amis de partir avec ma voiture direction le Var, où j'ai une maison de famille. Ils étaient partants. Mon ex m'a alors supplié de l'emmener avec nous. Il vit dans un petit appart' à Paris, et a la phobie de la solitude... Il m'a fait de la peine, j'ai fini par accepter.
La première semaine ça allait à peu près, il était super actif à la maison, prenait en charge les courses et la préparation des repas. Mais ensuite, la situation s'est tendue. Il me fait des crises de jalousie, alors que je lui avais fait promettre de respecter ma liberté et mon espace vital. Il veut absolument dormir avec moi et a même essayé de s'incruster dans mon lit... Il est gentil mais terriblement lourd : je suis désemparée ! Mes amis n'en peuvent plus non plus, d'ailleurs ils voudraient que je le raccompagne à la gare. Je regrette vraiment d'avoir cédé, et ça m'a vraiment confortée dans l'idée que j'avais eu raison de le larguer !"

Côme*, 43 ans, séparé depuis 6 ans

Mon ex (avec qui j'ai deux enfants et je suis plutôt en bons termes) a vu venir le confinement plus tôt que moi. Deux ou trois jours avant, on a commencé à se demander quoi faire, on ne se voyait pas rester à Paris, ni priver les enfants de l'un ou de l'autre pendant autant de semaines. 48 heures plus tard on avait pris notre décision, on a plié bagage, avec ce sentiment d'être en "semi guerre", de fuir sans trop savoir quand on allait revenir.
J'ai la chance d'avoir une maison de famille en Normandie, mon ex a décidé de me suivre, alors que son conjoint lui, est resté a Paris. Ensuite mes deux sœurs ont décidé de venir aussi, avec leurs enfants... bref, au final on a fini à douze dans la maison, sans oublier l'ex de ma sœur qui nous rejoignait le week end ! Depuis le début, nos enfants sont enchantés bien sûr. Passer autant de temps à la campagne, avec un jardin, et leurs deux parents, c'est l'idéal. Pour nous, c'est un peu moins facile. Les premiers jours tout a roulé, et puis, petit à petit, les vieux démons ont ressurgi. Et avec eux toutes les raisons qui nous ont conduit à la séparation, et toutes nos incompatibilités, et différences d'attitudes et de caractères. Elle a tendance à avoir la science infuse sur tout, moi je suis plutôt du genre passif autoritaire... Elle mange quand elle a faim, alors que ma soeur veut nous imposer des heures de repas fixes et un menu archi équilibré... Sans oublier les tensions supplémentaires que cette crise génère, on doute sur notre avenir, et ça nous rend plus virulents, plus sensibles. Résultat, on aura tenu 6 semaines : on a décidé de rentrer à Paris. On se sent très privilégiés, mais on a envie que nos enfants vivent la même chose que leurs potes, et ne soient pas complètement coupés de tout ça. On va alterner trois ou quatre jours de garde chacun, comme on habite tout près, ça devrait le faire. Au final, on repart plutôt soudés, peut être plus qu'avant, mais aussi très conscients des raisons qui nous ont poussé à nous quitter."


Lola, 35 ans, séparée depuis trois ans

"Avec mon ex, nous avons instauré une garde partagée pour notre fille de 5 ans. Avec l'annonce du confinement, il a fallu décider de notre organisation pour que chacun puisse continuer à la voir. Comme je voulais absolument quitter Paris, j'ai accepté que mon ex vienne avec nous dans la maison que j'avais louée à la hâte en Bretagne. Il nous a suivi à reculons mais le deal était clair : on est ensemble pour le bien de notre fille et c'est tout. En réalité, c'est l'horreur. Depuis le début, il ne fait que se plaindre, il n'aime pas la maison que j'ai choisi, ne veut pas partager les tâches ménagères et surtout, il ne s'occupe absolument pas de notre fille. Il est soi disant débordé toute la journée par son télétravail, et passe juste une tête aux repas en mettant les pieds sous la table. Parfois, il prend une petite pause pour la voir, et faire un puzzle ou une partie de Uno. Mais c'est tout. Et ses mauvaises ondes pourrissent vraiment l'ambiance à la maison. J'ai envie de lui arracher les yeux, et je n'ai qu'une hâte : que tout ça se termine."

*Le prénom a été modifié


 

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