Dans l'appart de Juliette Swildens
La créatrice de la marque Swildens nous a reçues dans son loft du 7ème arrondissement de Paris. Elle nous y a fait découvrir l'histoire de ses objets fétiches et insolites dans une ambiance aussi décontract' que son style.
play PAR LAURENCE VELY & NORA HAMZAWI Théo Fevez-
Rencontre avec Juliette Swildens
Juliette Swildens nous accueille à la cool aux côtés de sa chienne Hindi. Il faut dire que la styliste tient au confort et n'est pas du genre à faire des manières. C'est d'ailleurs comme ça qu'elle définit son style : "J'aime les trucs confortables et je n'aime pas les talons. Si on a des jambes fuselées, c'est tellement plus sexy d'être à plat... alors que si on a les jambes rondes, ça fait vite Lucy Ewing". Celle qui a commencé ce métier avec des aiguilles dans le corps en jouant les mannequins cabine pour sa mère et sa tante, les créatrices de Bonpoint, a décidé de créer sa propre marque quand elle a commencé à ressentir un manque dans son vestiaire et que plus rien ne lui plaisait. "J'ai commencé à m'habiller de plus en plus avec des fripes. Je me suis dit qu'il y avait un créneau, et j'ai créé Swildens." Pendant son enfance, elle a appris les formes, le tomber, les jolies matières, le mélange des couleurs mais aussi à se tenir grâce au meilleur conseil de sa mère : "Rentre ton ventre, serre tes fesses et tes épaules en arrière." Pourtant, aujourd'hui, l'ancienne petite fille Bonpoint n'est pas du genre à être tirée à quatre épingles, et que ce soit dans son style ou dans sa déco, tout est question d'inspiration, de bien-être, d'histoire et de mood. "La fille Swildens aime bien être à l'aise, être embellie par ses vêtements, sans se poser trop de questions... " Elle applique cet état d'esprit à sa déco : "Si je devais ne donner qu'un conseil, ce serait d'abord de savoir dans quel genre d'univers on se sent bien."
Bienvenue donc, dans l'univers de Juliette Swildens.© Théo Fevez
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Rencontre avec Juliette Swildens
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Dans l'entrée de Juliette Swildens
"J'adore cette photo prise par Vincent Perez. Je l'ai repéré dans le film Si j'étais toi qu'il a réalisé et que j'ai adoré avec David Duchovny en acteur principal. A un moment, il est devant une porte et parle à sa fille. Derrière, on voit une photo sur laquelle je suis restée bloquée et que j'ai immédiatement adorée... Alors je me suis débrouillée pour l'avoir."
© Théo Fevez
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Dans l'entrée de Juliette Swildens
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Dans l'entrée de Juliette Swildens
"On a acheté cette commode à Clignancourt et on l'a repeint. Les chapeaux qu'il y a dessus sont ceux qu'il restait en trop dans la boutique. Tout ce qu'on ne m'a pas offert, je l'ai acheté dans des brocantes, des vide-greniers, aux puces... Je me rends régulièrement aux puces, c'est hyper sympa mais faut y aller tôt. Dernièrement j'ai découvert une appli sur iPhone qui s'appelle "Bric à Broc" et qui géocalise tous les vide-greniers des alentours. Du coup, partout où je vais, je suis toujours sûre de trouver un truc."
© Théo Fevez
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Dans l'entrée de Juliette Swildens
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
"J'adore cet arbre que m'a cousine a fabriqué. C'est une vraie branche morte, avec dessus des fausses fleurs. J'en ai fait faire un pour ici et un pour mes boutiques."
© Théo Fevez
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
"J'avais une collection de chiens quand j'étais petite. En voici les vestiges. Il reste notamment le sel et le poivre que j'ai trouvé à New York. Ce sont des aimants, ils sont trop mignons."
© Théo Fevez
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
"C'est un moule du visage de Gérard Depardieu parce que j'ai travaillé sur Cyrano de Bergerac quand j'avais 18 ans. J'avais aussi un nez, mais il a disparu."
© Théo Fevez
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
"C'est l'objet auquel je suis le plus attachée : une lampe en forme d'œuf dessinée par mon père."
© Théo Fevez
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
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Dans le jardin d'hiver de Juliette Swildens
"Cette lampe, c'est mon père qui l'a construite. Il a trouvé des anneaux en acétate qu'il a empilés parce qu'il y avait des trous au milieu."
© Théo Fevez
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Dans le jardin d'hiver de Juliette Swildens
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
"Les portraits de mon mari et moi-même peints par ma mère à la façon d'un peintre hollandais. On m'appelle "la Vilaine" sur ce tableau, car à l'époque les femmes se rasaient le début du cuir chevelu et ne s'épilaient pas les sourcils. Elle m'a aussi fait les yeux assez globuleux. En bref, elle a fait mon mari très beau et moi très moche !"
© Théo Fevez
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Dans le salon d'hiver de Juliette Swildens
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Dans le salon d'été de Juliette Swildens
"Cette pièce était un ancien dépôt dans laquelle il n'y avait pas de verrière et où il faisait complètement noir. C'était une sorte de cave et on a mis longtemps avant d'avoir eu le droit d'y mettre des fenêtres. Aujourd'hui, c'est la pièce la plus lumineuse de la maison, celle où j'aime passer le plus de temps en été."
© Théo Fevez
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Dans le salon d'été de Juliette Swildens
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Dans le salon d'été de Juliette Swildens
"Ce lapin est ma dernière acquisition, moi il me met en transe, mais il fait peur à tout le monde. C'est une création de Paul Toupet que j'ai repérée en passant devant une galerie éphémère. Cet artiste fait des objets assez effrayants mais moi, c'est tout ce que j'aime. Il créé des êtres avec des nattes qui sortent des yeux, met de vraies chaussures, genre des Star Right, sur ses sculptures... Il a un univers vraiment étrange. La Tour Eiffel, c'est un cadeau de mon mari. Je suis une grande fan de la Tour Eiffel et on a trouvé celle-là qui était un prototype pour l'Expo Universelle."
© Théo Fevez
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Dans le salon d'été de Juliette Swildens
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Dans le salon d'été de Juliette Swildens
"Cette statue est une reproduction qu'on a chinée. On lui a mis une des perruques que les mannequins portaient à un défilé Vuitton. Je ne dirai pas comment je l'ai récupérée..."
© Théo Fevez
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Dans le salon d'été de Juliette Swildens
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Dans la cuisine de Juliette Swildens
"C'est le lieu où la famille se réunit. On ne se voit que quand on mange, vu que les enfants grandissent et que s'ils ne dînent pas là, on ne les voit pratiquement pas. Notre cuisine vient de chez Ikea mais on l'a repeinte et poncée. On a aussi changé les poignées : c'est un détail mais ça change tout."
© Théo Fevez
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Dans la cuisine de Juliette Swildens
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Le blouson de Juliette Swildens
"J'ai réalisé un partenariat avec Schott, et on a fait un bombardier que je trouve super."
© Théo Fevez
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Le blouson de Juliette Swildens
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Le jean fétiche de Juliette Swildens
"Le jean a été une véritable révolution pour moi, car j'étais la petite fille Bonpoint habillée à smoke et que je n'ai pas eu le droit de m'acheter des jeans avant un certain âge. Il y avait un jean de la marque Liberto qui était vendu à la boutique de ma mère, mais il était brut et il ne ressemblait pas du tout à ceux de mes copines. Un jour, quand j'avais 14 ans, ma mère m'a dit : "Bon, bah, on va t'acheter un jean alors". J'étais comme une dingue, je l'ai emmené chez Creeks et j'ai acheté un 501 que j'ai encore. Il représente énormément pour moi. Globalement, j'aime bien les jeans, au grand désespoir de mes filles..."
© Théo Fevez
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Le jean fétiche de Juliette Swildens
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Les chaussures fétiches de Juliette Swildens
"Ma paire de chaussures fétiches sont des bottines Swildens que je trouve tout simplement parfaites. Je déteste les petits pieds donc j'achète des chaussres trop grandes et je mets des semelles."
© Théo Fevez
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Les chaussures fétiches de Juliette Swildens
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Le tatouage de Juliette Swildens
"J'ai commencé à vouloir me faire tatouer à 20 ans, mais j'aurais sans doute mis un truc qui ne me plairait plus aujourd'hui. Quand ma mère a vu ça, elle a halluciné. Mon mari, lui, a trouvé ça absolument ridicule. J'ai une de mes ados qui adore et l'autre m'a dit : "Maman, mais c'est JUSTE mais ridicule quoi...". Cette phrase, "On peut aimer la même personne toute sa vie", est écrite un peu partout chez moi, sur mes coussins, mes fringues, sauf que la phrase complète est : "On peut aimer la même personne toute sa vie, mais pas tout le temps". J'ai coupé la phrase parce que je trouvais ça pas très sympa pour mon mari."
© Théo Fevez
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Le tatouage de Juliette Swildens
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