Alice Hubert pare nos poitrines de bijoux en bouches pulpeuses et gambettes sexy. Rencontre avec une créatrice qui a de la malice dans les idées et des bijoux au ras du cou.

Alice Hubert

Made in paris
Vu de l'extérieur, rien ne  transparait : pourtant, c'est derrière deux vitres qui donnent sur rue, à Goncourt, qu'Alice Hubert, 33 ans, cache dans son appartement-atelier toutes sortes de babioles et merveilles dans ses tiroirs. Parisienne pure souche, c'est en sortant de l'école Boule qu'elle commence à créer des bijoux. "J'ai fait une formation de ciselure. Je suis ciseleuse." Ainsi, Alice travaille principalement le métal, depuis environ 10 ans. Mais c'est surtout de bouche à oreille et par hasard qu'elle a progressivement rencontré le succès. Par exemple, elle a à peine choisi le nom de sa marque :" Lors de ma première commande, j'étais chez Frank & Fils, et on m'a demandé comment s'appelait ma marque. Je ne voulais pas utiliser mon propre nom, mais j'avais pas encore décidé quoi, alors j'ai bredouillé mon no et prénom, et c'est resté : Alice Hubert. Bêtement et simplement." Dix ans après, c'est à côté de son chat qu'elle fait ses collections, sur une playlist Youtube avec Cassius ou des clips bollywoodiens. Si au début elle faisait tout elle-même, désormais la créatrice sous-traite pour certaines pièces. Mais, précise-t-elle,  c'est elle qui monte le bijou, y apportant sa touche "fait-main" finale. C'est comme ça que cette petite entreprise, faute de rapidité parfois, se donne de grands airs : dans certaines boutiques, il faut s'inscrire sur une longue file d'attente avant de recevoir son collier fétiche. "Les filles patientent avant de recevoir leur bijou. Même si c'est pas fait exprès, ça entretient une bonne image de la marque !", nous avoue-t-elle.

Une histoire de filles
Les créations d'Alice Hubert, c'est avant tout aussi une histoire de copines : dès le départ, ses premières collections se sont vendues lors de ses ventes privées (chez elle) grâce à la copine qui l'achetait pour une copine, qui l'achetait elle aussi pour une copine... Au final, elles avaient toutes craqué pour le même collier, et aujourd'hui encore l'histoire se réitère, mais à plus grande échelle. Ainsi, lorsque Romane Bohringer, après avoir acheter le collier "la fumeuse" chez Joy, le porte chez Ruquier et sur Canal Plus, c'est le buzz médiatique mais aussi une nouvelle histoire de copine, puisqu'elle finit par en offrir un à son amie Miawenn Le Besco, qui l'a ensuite offert à Karine Viar (qui l'a porté dans sa pièce) qui l'a ensuite offert à Marilou Berry. "Après ça, mes bijoux ont été très relayés, sur des blogs ou autres". Même Mélanie Laurent a porté l'une de ses création au Grand Journal... En bref, c'est la ronde aux bijoux, on les porte avec ou sans la clope, et avec ou sans gros mots. Car depuis cinq ans déjà, Alice Hubert continue ses classiques : elle n'arrête pas ses collections, "Nu look" en bronze émaillé et Les Injurieuses, mais les fait évoluer, passant de 3 modèles par collection à 10 modèles environ. Si les créations gardent la même base et évoluent, le thème, lui, reste le même : l'érotisme, le féminin, la coquetterie dans ce qu'elle a de plus coquine.

 
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