Une fille, un job : Aurélie, illustratrice

Aurélie Bois, 31 ans, a fait de sa passion son métier en devenant illustratrice. Rencontre avec cette parisienne expatriée à Berlin, vraie passionnée de dessins en tous genres.

aurélie bois verticale
© DR -

Peux-tu me décrire ton métier ?
Je suis illustratrice, c'est à dire que j'illustre toutes sortes de choses comme des affiches de festival, des pochettes de disque ou encore des articles dans les magazines. Je travaille entièrement sur mon ordinateur avec une tablette graphique et Photoshop.

Quel a été ton parcours pour en arriver là (tes études, tes expériences professionnelles) ?
J’ai commencé par faire des études d’horticulture qui n’ont donc rien à voir avec ce que je fais aujourd’hui. Je me suis dirigée après vers une école de web-design-multimédia.

Quand tu étais petite tu voulais faire quoi ?
Je voulais être sorcière, romancière, docteur, ça dépendait des jours…

Est-ce que tu as eu des modèles qui t’ont inspirés ?
Petite, j'étais fascinée par les dessins de Quentin Blake qui illustraient les livres de Roald Dahl parce qu’ils avaient un aspect spontané, on aurait presque dit qu’ils avaient été fait "vite-fait". Un peu plus tard, j'ai découvert Winsor McCay et son cultissime Little Nemo. Ca m'a mis une vraie claque ! Ces perspectives, cette précision, cette rigueur dans le dessin… Ca frôle la perfection. Mais si je devais choisir un seul modèle, ce serait sans hésitation Edward Gorey. Ses illustrations sont très minutieuses, riches et j'aime beaucoup sa manière de remplir ses dessins avec de simples points ou traits. On dirait presque des gravures.

Financièrement parlant, tu arrives à t’en sortir ?
Pour l’instant mes rémunérations ne sont pas encore énormes car les demandes de travail sont plutôt au compte goutte étant donné que je débute. Mais je suis contente parce que les choses évoluent, on me propose de plus en plus de travail et un réseau finit par se créer. Cela dit, en me lançant dans cette voie, je savais que ça ne serait pas toujours facile.

Quel a été ton déclic pour devenir illustratrice ? 
J’ai emménagé il y a quelques années à Berlin pour suivre mon amoureux qui est musicien et qui s’y est installé. A Paris, je travaillais pour une boîte qui éditait et vendait des films. C’était super mais j’avais depuis toujours envie d’être illustratrice et je me suis dis "c’est l’occasion ou jamais !". Berlin est une ville où l’on se sent libre et qui est en perpétuelle mutation. C’est à la fois stimulant et reposant : les conditions parfaites pour dessiner.