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Une fille, un job : Claire, commissaire-priseur

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Claire Bertrand est commissaire-priseur, un métier qu’on ne connait pas très bien, et dont elle a accepté de nous parler un peu. Rencontre avec une jeune femme fun et passionnée.

Est-ce que tu peux commencer par te présenter ?
Je m’appelle Claire Bertrand, je suis commissaire-priseur depuis maintenant deux ans. Je travaille dans un cabinet qui est spécialisé dans le mobilier d’exception du 17ème et du 18ème siècle.

Comment as-tu eu l'idée de faire ce métier ?
Généralement les enfants n’aiment pas trop les musées, moi c’était l’inverse. Avec mes parents j’y passais ma vie !
Alors au départ je voulais travailler dans un musée. Je voulais être conservateur. Et puis j’ai découvert le marché de l’Art et un jour je suis rentrée à Drouot et ça m’a fasciné. J’ai adoré cet endroit et je me suis dit que je voulais faire ça. C’était un coup de cœur pour le lieu et puis indirectement, pour le métier de commissaire-priseur.

Il faut faire quoi comme étude pour être commissaire-priseur ?
Il y a un examen à passer, mais avant, il faut avoir fait de l’histoire de l’Art et du droit. Je suis allée à l’école du Louvre et à la Fac.

Raconte-nous une journée type ?
Il y a pas mal de surprises... Ce matin par exemple, ça a commencé à 9 :00 avec un client qui voulait que j'estime ses chaises. Après j’ai reçu un autre client pour qui j’ai vendu du vin qui veut savoir où en est le règlement. Après on vérifie les meubles qui reviennent de restauration. Là j’ai un bureau qui a perdu un bout de plaquage, donc le restaurateur doit revenir recoller ça.
Voilà, ce sont des choses du quotidien qui arrive sans prévenir, donc il y a tous les jours l’excitation, on se demande chaque jour ce qu'on va nous emmener.

En fait, c’est un peu ambiance brocante ?
C’est un peu le même esprit. Drouot c’est un peu une brocante géante. Toute la journée les gens sonnent. "Voilà j’ai une photo d’un vase que m’a ramené ma grand-mère de Chine, je ne sais pas ce que ça vaut". Alors écoutez malheureusement ça ne vaut rien... Ou alors à l’inverse, on trouve une petite signature et là tout peut arriver. L’autre jour je me suis rendue chez une personne qui avait un ivoire sublime.

Et c’est quoi ta spécialité à toi ?
C’est la vente de vin. Ca marche très bien en ce moment. C’est aussi complexe que passionnant.

Tu travailles donc dans un environnement plutôt masculin ?
C’était un métier d’homme pendant très longtemps. La première femme commissaire-priseur est arrivée il y a 40 ans. Maintenant il y a une vraie parité. Mais c’est surtout mon âge qui interpelle les gens. Dans leur esprit , un commissaire priseur c’est un vieux monsieur. La profession a une image un peu poussiéreuse.

Quelles sont les qualités qu’il faut avoir pour faire ce métier ?
Il faut avoir un certain sens du commerce. Il faut savoir négocier et surtout et toujours, il faut apprendre. Plus vous saurez de choses, plus vous pourrez rapidement reconnaître la vraie origine d’un objet. Pour faire travailler son œil, il n’y a rien de mieux que les musées. C’est en voyant du vrai qu'on sera plus à même de reconnaître un vrai ou un faux objet.

Adjugé, vendu. C’est comment ?
Ma première fois c’était en mai. Mes parents étaient là.
J’avais beaucoup de pression. Mais depuis j’ai fait d’autres ventes et il m’arrive de faire des blagues. Il faut rester un peu sérieux mais le marteau, c’est vraiment la partie marrante.

Qu’est ce que tu aimes le plus dans ton métier ?
J’aime l’histoire, j’aime le passé. C’est rare mais parfois on peut trouver des choses exceptionnelles comme une tapisserie qu’on a vendu 750 000 € , ou ce bureau qui vient d’être vendu 910 000 €. L’intérêt d’être dans cette étude, c’est que je vois des pièces que l’on ne trouve que dans les musées. Et surtout, je peux les toucher. Je remonte les pendules, j’ouvre des tiroirs, je referme des serrures…

Tu te vois où dans 10 ans ?
Ici à Drouot. Pourquoi pas à la tête de ma propre étude !

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