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Une fille, un job : Alexandra, relookeuse de meubles vintage

alexandra fillon mademoiselle fabrique

Alexandra a une passion : la déco. Sa particularité ? Récupérer du mobilier vintage et le remettre au goût du jour. Comme on avait envie d'en savoir plus, on a rencontré cette drôle de "Mademoiselle Fabrique".

Peux-tu me décrire ton boulot ?
Je customise du mobilier vintage et je le vends. Je travaille aussi pour des particuliers. Pour customiser un meuble, les clients m'envoient d'abord une photo du meuble, accompagnée d'un descriptif. Ils me parlent de leur intérieur, des couleurs qu'ils affectionnent ou qu'ils détestent. S'ensuit une rencontre pour leur présenter ma vision des choses. Une fois la proposition acceptée, je viens récupérer le meuble, mais il m'arrive aussi de travailler sur place. C'est à chaque fois une nouvelle aventure, faite de rencontres et d'échanges pour comprendre et satisfaire le client.
 
Comment rendre le meuble unique?
En fonction des goûts des clients. Je ponce, je customise, je colorise. Les clients peuvent me passer commande du bureau de leur rêve ! Je le chine et le transforme d'un coup de pinceau flashy.
 
Quelles études as-tu faites ? 
J'ai fait des études  en architecture d'intérieur, puis  j'ai intégré les Beaux Arts de Toulon, option design d'espace où j'ai obtenu mon diplôme avec les félicitations du jury. J'ai poursuivi  mes études aux Beaux Arts de Lyon et suis titulaire du diplôme national supérieur d'expression plastique, option design d'espace civique.
 
Et avant tu faisais quoi ?
J'ai travaillé dans l'entreprise familiale, aux cotés de  mon père qui construit des voiliers aluminium ; j'ai pu suivre la construction et la réalisation des aménagements intérieurs. J'ai beaucoup appris sur la manière d'optimiser un espace réduit avec des contraintes pour le rangement. Ensuite j’ai travaillé pour une enseigne de décoration.
Comment as-tu eu l'idée de faire ça ?
Une envie d’exprimer ma création, un plaisir de chiner des meubles, de rechercher la manière de rendre ce meuble unique.
 
Quand tu étais petite, tu voulais faire quoi ? 
Je voulais etre décoratrice . J'ai toujours admiré des artistes, des créateurs. Pour moi c'était la liberté.
 
Tu as dit quoi à ton banquier ? 
Rien pour l'instant...
 
Alors, ta première création c'était quoi ?
J'ai réuni 2 chaises de bistrot (ce sont les chaises en photo). J'ai réalisé un travail de sérigraphie sur l'assise avec un effet découpage matérialisé par des pointillés et une paire de ciseaux. Je me suis inspirée des patrons de couture. Et j'aime essayer de détourner les choses, les questionner,  interpeler, attirer  le regard,  appeler une réflexion.
 
Et maintenant, quel est ton statut ? 
Je fais partie d'une  coopérative d'activité dont les acteurs sont là pour me suivre dans les différentes étapes de mes choix... Surtout au niveau comptable.
 
Faut-il un gros budget pour se lancer dans ce genre de projet ? 
Cela nécessite une petite mise de départ car il faut oublier la rentabilité pendant quelques mois et ne songer qu'à la qualité. Il faut que la créativité soit le moteur de tout, tout en se faisant confiance. Il faut donc essayer des choses, les faire, les refaire, les améliorer.
 
Peux-tu me donner une échelle de prix de tes meubles ? 
Le coût de mes prestations varie de 250 à 700 euros pour l'instant.
Raconte-nous une journée type
Souvent, le matin, je réponds aux mails, je m'occupe des devis, des rendez-vous client. En fin de matinée, je pars à l'atelier "La Mezz", c'est un atelier partagé. L'après-midi, je travaille à l'atelier et le soir, quand les enfants sont couchés, je reviens vers mes mails.
 
Et maintenant quels sont tes projets ?
Je participe au salon ID d'Art les 30, 31, 1 avril (à Lyon et Annecy). Et au Salon de l'habitat à strasbourg du 13 au 16 avril.
 
Ton gros coup de bol ?
D'avoir été repérée sur le web !
 
Tu te vois comment dans 10 ans ?
J'aimerais développer l'accompagnement en architecture d'intérieur en ciblant la transformation d'objets existants. Je veux continuer de  créer des objets insolites avec des objets du quotidien.
 
Avec quelles matières aimes-tu travailler ?
Je travaille sur des meubles chinés. L'idée de chiner ou de travailler sur des meubles oubliés ou dont on s'est lassé est aussi pour moi une démarche citoyenne.
 
Tu arrives à te rémunérer ?
Non pas encore, mais je débute. J'ai conscience que les choses se font par étape. D'une idée vient la construction d'un projet, c'est une aventure exceptionnelle !
 
Le site de Mademoiselle Fabrique, c'est ici !
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