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Idée de job : créateur de tee-shirts

Is Not Dead

Laurence, 27 ans, Virginie, 27 ans et Victor, 26 ans, ont créé leur marque de tee-shirts qui ressuscite des personnalités cultes comme Elvis, Frankenstein ou Betty Page. Et comme on a trouvé leurs pièces super cool, on a eu envie de vous les présenter.

Pouvez-vous me décrire en 3 lignes quel job vous faites ?
Virginie et Laurence : On peut dire qu'on fait de la création de vêtements, du stylisme et on est chefs d'atelier pour Is Not Dead.
Victor : N'ayant aucune contrainte extérieure, ce job n'a pas vraiment de limites. Pour ma part, je peux à travers Is Not Dead réaliser beaucoup de rêves, de projets artistiques, car au-delà de créer des vêtements - ce qui est la base de notre métier - nous devons aussi inventer tout un univers, une "philosophie" qui nous est propre. J'organise donc mes propres séances photos, je projette des films expérimentaux, ou montre des performances regroupant musique, danse, théâtre et vidéo. Nous collaborons aussi avec d'autres photographes, vidéastes, ingénieurs sonores. Et bien sûr, on fait de la communication.

Quelles études avez-vous faites ?
Laurence :
J'ai fait des études supérieures de stylisme-modélisme à l'Atelier Chardon Savard.
Virginie : Comme Laurence, j'ai fait mes études à l'Atelier Chardon Savard.
Victor : J'ai commencé des études d'architecture. Toute ma famille est architecte, et ce métier fait partie de moi. Mais j'ai finalement décidé de me tourner exclusivement vers des études de mode à l'atelier Chardon Savard, comme les filles.

Comment avez-vous eu l'idée de vous lancer là-dedans ?
Laurence :
Pour pouvoir porter les fringues de mes sœurs quand j'étais petite, j'ai pris l'habitude d'avoir une aiguille dans les mains pour les ajuster à ma taille. Après mon BAC, j'ai d'abord intégré une école de théâtre mais je me suis vite rendue compte que je ne pourrais pas en faire mon métier. Etant donné que j'ai aussi toujours aimé la mode et la création, je me suis tournée vers cette beau métier, où nous avons la chance de pouvoir créer sans cesse.
Virginie : Je crois que c'est le quotidien qui m'a poussée vers la mode. Pendant mon DEUG de Lettres Modernes, je ne faisais que coudre des pochettes, des sacs, puis des vêtements, j'organisais des shootings-photo dans la fac de Jussieu ; à ce moment-la, j'ai décidé d'arrêter l'ancien-français et le latin pour me consacrer à l'apprentissage du vêtement.
Victor : Moi, je me suis vite rendu compte que je n'étais pas assez patient pour l'architecture, que j'avais besoin de plus d'intensité, de dynamisme, et je voulais sans cesse voir mes projets réalisés à toute vitesse. J'ai toujours aimé me projeter, imaginer l'avenir, et j'aime particulièrement la dimension universelle et populaire de la mode.

Petits, vous vouliez faire quoi ?
Laurence :
Je voulais être comédienne.
Virginie : Professeur de psychologie à la fac !
Victor : J'ai toujours été fasciné et très attiré par l'esthétique et la beauté. Je voulais donc me destiner soit au design d'intérieur ou industriel, soit à l'architecture, soit à la mode ou à la pub. Enfant, j'aimais énormément la vie, j'étais assez mégalo et ambitieux et je voulais à tout prix être un grand artiste ! Je voulais tout connaitre et tout faire.  

Votre première fringue, c'était quoi ?
Laurence :
Un jean Levis vintage transformé en jupe.
Virginie : Une robe tunique asymétrique, sans manches avec une vingtaine d'empiècements.
Victor : C'était le retour du grunge quand je suis entré en seconde. C'était le début de la révolution du jean avec l'apparition des premiers jeans usé chez Diesel. Ils coûtaient une fortune pour moi à l'époque. J'ai donc été à la boutique Diesel demander comment ils faisaient pour leur donner cette couleur, cette apparence vieillie que j'adorais. Ils m'ont répondu qu'ils étaient mis dans des fours spéciaux : j'ai décidé de faire pareil. J'ai déchiré tous mes jeans et je les ai fait griller au four ! Mon four n'avait évidemment rien de spécial et j'ai failli foutre le feu à la maison, mais j'étais trop content du résultat. Etant donné que les trous étaient parfois vraiment trop grands (ce qui choquait le directeur de mon lycée...), je rajoutais des dizaines d'épingles à nourrice.

Aujourd'hui, quel est votre statut ?
Tous :
Auto-entrepreneurs.

Quelles sont lesétapes administratives pour arriver à créer sa marque ?
Tous :
La chambre des métiers propose un stage incontournable, qui présente et prépare concrètement aux étapes administratives d'un créateur d'entreprise. (http://www.artisanat.fr/)

Vous gagnez combien (par personne) ?
Tous :
C'est top secret !

Racontez-nous une journée type.
Laurence :
Ce qui est super, c'est que chaque journée au sein d'Is Not Dead est différente. Généralement, on passe la matinée à répondre à tous les mails des différentes personnes avec qui l'on travaille et à assurer notre com' autour de la marque. Pause café crème. On va ensuite à notre atelier pour couper différentes pièces pour une commande. S'il manque des fournitures, on peut faire un saut dans le Sentier pour les acheter. Nouvelle pause café-crème. Puis on part en banlieue à notre atelier de confection. Il arrive aussi qu'on ait une séance-photo de prévue, que l'on doive récupérer différentes pièces au bureau de presse, ou encore que le soir, on imagine ensemble une série d'accessoires. La date de naissance de la marque est le 1er janvier 2010. On est vraiment chanceux d'avoir des journées comme ça depuis cette fameuse date.
Virginie : Pour moi, on n'a pas vraiment de journée type, chacun de nous travaille sur d'autres projets en parallèle, ce qui donne des emplois du temps toujours empreints de surprises et d'actions.
Victor : Moi non plus, je n'ai pas vraiment de journée type. Chaque jour est un peu une nouvelle aventure...

Votre plus grande galère ?
Laurence :
Je n'ai jamais eu de grosse galère dans ma vie, j'ai la chance d'être protégée de là-haut.
Virginie : Je dirais que le plus dur est de sélectionner les modèles parmi toutes les propositions.
Victor : Je préparais le concours pour participer au festival de Hyères même si j'étais un peu trop jeune. Je voulais créer une collection représentant un être  hybride, entre androïde et animal, dans laquelle il y aurait un fort contraste entre des matières techniques (latex, silicone...) et les matières animales (cuir, fourrure... ). J'ai donc réalisé une combinaison composée d'une centaine de découpes à base de mousseline de différentes teintes et recouvertes de silicone. J'avais trois jours pour finir, 120 morceaux à coudre et un shooting prévu pour l'illustrer. Je n'ai pas dormi pendant ces trois jours et j'ai finalement tout cousu moi-même. A la fin, je l'ai enfilée délicatement sur ma mannequin qui a commencé à marcher avec, et , toutes les découpes aux entres jambes se sont déchirées les unes après les autres. Quel enfer ! Après tout ce travail, je me suis rendu compte qu'il ne me restait plus qu'à tout abandonner...

Votre plus grand coup de bol ?
Laurence :
Je crois qu'avoir la vie que j'ai, c'est un coup de bol !
Virginie : Avoir rencontré Laurence Charbit, mon amie et partenaire, un vrai petit ange...
Victor : Avoir un frère jumeau et continuer à être émerveillé par tout comme un gamin. Ah si, j'ai toujours eu de très nombreux coups de bol !

Et maintenant, quel sont vos projets ?
Laurence :
Continuer à faire grandir Is Not Dead sur le plan stylistique, de saison en saison, mais aussi artistiquement, en multipliant les collaborations avec différents artistes, photographes, cinéastes, etc. On veut surtout toujours s'amuser dans ce que nous faisons. Et en parallèle d'Is Not Dead, je lance ma propre marque.. IND by L, qui sera prête pour fin septembre.
Virginie : Continuer à faire grandir Is Not Dead avec amour, et rendre les gens heureux !
Victor : Notre projet le plus immédiat est de trouver un investisseur pour continuer à réaliser nos collections (de plus en plus sophistiquées je dois dire), et tous nos rêves créatifs dans les meilleures conditions possibles. Ensuite, personnellement, je compte créer ma propre ligne (IND by Victor) en parallèle, une série de trois luminaires, terminer mes séries de photos, de peintures et mes vidéos et enfin, organiser une expo en fin d'année à Berlin. Oui, tout ça !

Vous vous voyez comment dans 10 ans ?
Laurence :
Toujours aussi heureuse et épanouie, et avec pleins de bambinos dans les pattes !
Virginie : Je pense qu'on sera presque pareils dans 10 ans, une famille nombreuse avec plein de bébés partout en plus. C'est certainement une des plus belles créations qui soit, alors on compte ouvrir un département vêtements pour enfants, Is Born.
Victor : Aujourd'hui, j'ai appris à vivre au présent et je suis désormais incapable de me projeter. Je suis obsédé par l'inconnu et par l'idée même de possibilités multiples. Donc dans 10 ans, tout peut arriver !

Is Not Dead est disponible chez Kiliwatch et en multi-marques. www.isnotdead.fr/

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Marine Benoit
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