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Psycho : souffrez-vous du syndrome de l'imposteur ?

Psycho : souffrez-vous du syndrome de l

Brillantes, mais pleines d'insécurités. Certaines femmes sont persuadées d'avoir usurpé leurs diplômes ou leur poste. Comment se débarrasser de ce sentiment d'imposture ?

Je ne me sens pas à ma place. J'ai l'impression d'être une arnaque ambulante et, qu'à tout moment, la vérité peut éclater“, confie Laurène, 30 ans. Stagiaire, community manager, puis responsable de pôle, cette working girl a gravi tous les échelons dans son entreprise. Un parcours exemplaire qui ne l'empêche pas de douter constamment de ses compétences. Ce sentiment d'inadéquation est caractéristique du syndrome de l'imposteur, un phénomène découvert en 1978 par les chercheuses américaines Pauline Rose Clance et Suzanne Imes.

Ses victimes se sentent non méritantes de leur succès, persuadées qu'elles le doivent à la chance, à leur tchatche ou à un heureux concours de circonstances. Leur chef les complimente ? Il a été dupé comme les autres. On leur offre un emploi de rêve ? Le recruteur n'a sûrement pas bien lu leur CV. “Elles croient tromper leur monde et vivent avec la peur de voir leur soi-disant incompétence révélée au grand jour“, précise Kevin Chassangre, psychologue et co-auteur avec Stacey Callahan de Traiter la dépréciation de soi (éditions Dunod).

Un masque de réussite

Selon la psychologue clinicienne Stacey Callahan, “la plupart des gens vivront cette période de remise en question, en particulier, lors de grandes transitions : passage à l'université, entrée dans la vie active, promotion importante…“ Ironie du sort, les femmes présentant tous les signes extérieurs de réussite sont les plus touchées. “Dans les cas de succès fulgurants, il arrive que l'estime de soi n'évolue pas au même rythme que les compétences“, explique Kevin Chassangre. Ce qui explique que des stars aux parcours exemplaires aient traversé ce tsunami de doutes.

Quelques années après son passage à Harvard, Natalie Portman confiait aux diplômés de la prestigieuse université : “quand je suis arrivée en tant qu'étudiante de première année en 1999, je me disais qu’il y avait une erreur, je n’étais pas assez intelligente pour intégrer cette institution, et à chaque fois que j’ouvrirais la bouche, il faudrait que je prouve que je ne suis pas juste une actrice stupide.“

Les femmes en première ligne de mire

Si ce phénomène impacte aussi bien les hommes que les femmes, ces dernières y seraient toutefois plus sensibles. “Elles ont tendance à se sous-estimer, à attribuer leur succès à la chance, leur physique ou leur quotient sympathie“, explique Kevin Chassangre. Perçues comme moins compétentes par la société, elles bénéficient aussi d'un soutien moindre que leurs confrères au sein de l'entreprise.

Résultat? Ce syndrome d'imposture est un vrai frein à leur carrière et les empêche d'exprimer véritablement leur potentiel. “Par peur d'être démasquées, beaucoup de personnes restent dans des domaines en dessous de leurs capacités“, poursuit Kevin Chassangre. Procrastination, surpréparation, évitement... Toutes les astuces sont bonnes pour s'auto-saboter et justifier un possible échec.“Chaque fois que j'ai une présentation à faire, je m'y mets à la dernière minute. Du coup, je suis hyper stressée le jour-J et j'ai frôlé, à plusieurs reprises, la catastrophe“, confie Clémentine.

Se remettre en question

Heureusement, il existe des moyens pour détricoter ce schéma de pensée. Outre entreprendre une psychothérapie, Stacey Callahan conseille de “poser un regard objectif sur sa situation, en se demandant si ce raisonnement est logique. Qu'est-ce qui me prouve que je suis nulle ? M'a-t-on déjà fait des critiques sur mon travail ? Quel risque ai-je vraiment d'échouer ?“
Apprendre à accepter les compliments, tenir un journal de bord de ses succès, partager ses doutes avec des proches sont d'autres moyens de soigner ce syndrome. L'objectif : faire un premier pas vers l'acceptation inconditionnelle de soi.

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Norine Raja
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