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Maud, et son site de location de sacs à main

Maud, et son site de location de sacs à main

Maud Fourier-Ruelle, 38 ans, est chef d’entreprise et fière de l’être : elle a créé le premier site français de location de sacs à main, www.matemonsac.com, et construit autour d’elle un réseau de jeunes entrepreneurs motivés et solidaires. Rencontre.

Peux-tu décrire ton métier ?
J’ai créé le site internet www.matemonsac.com il y a un peu plus de deux ans : je propose aux filles de louer ou d’acheter "le sac de leurs rêves" (sac de marques de luxe authentifiées), et je propose aussi des accessoires de jeunes créateurs originaux et inédits.
J'ai également créé un réseau d'entrepreneurs, matemonreseau, car j'aime réunir les gens autour de projets d'entreprise.

Quel a été ton parcours pour en arriver là (tes études, tes expériences professionnelles) ?
Après une MSG (maîtrise de science de gestion) à Paris IX-Dauphine, j'ai suivi le 3e  cycle de Management du textile et de l'habillement à l'Institut Français de la Mode. J’ai embrayé sur un stage de fin d'études au Bon Marché, puis j’ai passé 3 ans chez Yves Saint Laurent et enfin 9 ans chez Sonia Rykiel, où j'étais Responsable des achats des accessoires.

Comment est née l’idée de ce projet ?
J'avais envie de créer mon entreprise depuis très longtemps et je me suis dit qu’il était pertinent de le faire dans mon domaine de compétences : les sacs à main.  C'est en étudiant ce qui se faisait aux Etats-Unis et ailleurs que j'ai découvert la location de sacs il y a 5 ans et j’ai eu envie d'importer ce concept en France. J'ai quitté mon job pour lancer mon blog tout en développant mon site, en restant à l'écoute des remarques de mes lectrices (qui m’ont aussi données l’idée de mettre en vente des sacs vintage et des accessoires).

Quand tu étais petite tu voulais faire quoi ?
Psychiatre ! Je ne suis pas si éloignée de ce métier qu’on pourrait le croire, puisque dans la rubrique de mon blog "Qu'y a t'il dans le sac des femmes ?", je dissèque le contenu souvent très révélateur des sacs à main de mes lectrices.
Les sacs déclenchent de véritables passions chez les femmes et nourrissent de nombreuses discussions : j’ai plusieures clientes très fidèles qui m'appellent ou m'écrivent pour me raconter leur vie ou pour me demander conseil pour leur prochain achat de sac. Je me sens parfois un peu comme leur psy, en fait.

Quel a été ton premier accomplissement dans ce projet, ce qui t’a rendu fière ?
Je pense que c'est ma première parution dans la presse ou peut-être ma  première interview pour la télé : c’est là que j'ai pris conscience que mon site ne laissait pas indifférent.
Ensuite ce fut le fait de voir mes clientes commander des accessoires de jeunes créateurs que j'ai découverts et qui étaient totalement inconnus avant que je ne les distribue.

As-tu connu des coups durs ?
Evidemment il y en a eu plusieurs mais je ne me suis jamais laissée abattre plus de 24h. J'ai toujours rebondi.
Il faut être endurant pour être entrepreneur et je pense être résiliente !

Quel est ton statut et pourquoi l’as-tu choisi ?
Légalement, je suis gérante d’une SARL, mais je préfère de loin le titre de directrice générale, que je me suis octroyée parce que je trouve ça bien plus chic que gérante, je l’avoue.  

Et financièrement parlant, tu arrives à t’en sortir ?
Au départ j'ai décidé de ne pas me verser de salaire pour tout réinvestir dans l'entreprise mais désormais je peux me payer.

Raconte-nous une journée type.
Dès que je me lève, mon premier réflexe est d'allumer mon iPhone pour lire mes emails et vérifier s'il y a des urgences. Je consulte mon emploi du temps, et en fonction de mes rendez-vous, je choisis la bonne tenue, et le bon sac, évidemment. 
Arrivée au bureau je fais le point avec ma collaboratrice sur les missions de la journée. Je vérifie que toutes les commandes de la veille sont bien parties.
Puis j'attaque mon ambitieuse "to do list" qui n'en finit pas de s'allonger : mise en ligne de nouveaux produits, contacter le webmaster, demander au photographe de retoucher les photos, rédiger une newsletter ou des billets pour le blog, répondre au dix mille mails de la journée, etc.
Je déjeune régulièrement avec des entrepreneurs de Matemonreseau avec lesquels nous faisons le point sur nos activités ou avec ceux qui veulent se lancer et qui viennent me demander des conseils.
Je reçois aussi assez souvent des créateurs d'accessoires qui viennent me présenter leurs produits.
Le soir, je sors, pour m’aérer et aussi rencontrer encore plus de gens : tous les moyens sont bons pour communiquer (y compris de customiser complètement ma voiture avec des autocollants de mon site), alors j’essaie de multiplier les occasions de rencontrer de nouvelles personnes, d’entrer dans de nouveaux réseaux. 
Quand je rentre chez moi, je check mes mails une dernière fois avant de tout éteindre et de rejoindre Morphée.

Comment envisages-tu la suite des événements ?
J'envisage prochainement une levée de fonds pour continuer à me développer.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à une fille qui veut monter sa boîte ?
Je lui conseillerais de savoir bien s'entourer, d'être ultra-motivée et endurante car c'est un long parcours semé d'embûches mais qui est à la fois tellement passionnant.

Tu te vois comment dans 10 ans ?
Je me vois à la tête d'un énorme site web car d'ici là de grands groupes auront investi dans mon matemonsac.com. Et mon réseau d'entrepreneurs, matemonreseau, aura fait des petits dans toute l'Europe !

 

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Alicia Birr Von Engelswacht
Inread
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