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Ma petite Web entreprise

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Sans gros capital initial ni master en informatique, on peut monter son e-business. Rencontre avec quatre micro-entrepreneurs du Net.

« On avait chacun 2 500 € à investir â??» Jérôme, 32 ans

Site www.starunitedregistry.com

Quiâ??? Quatre amis d’enfance : Allon, Jérôme, David et Jérémy, entre 30 et 32 ans.

Le concept Donner un nom à une étoile et l’offrir en coffret avec «certificat de baptême», coordonnées télescopiques… 

La bonne idée «David et moi, on venait de déménager à Bruxelles. Monter un projet tous les quatre, c’était une façon de garder un lien, quelque chose de facile à gérer à côté de nos boulots. Un de nos amis avait reçu une étoile en cadeau. Le concept était américain, on a décidé de l’importer en France. Il ne s’agit pas d’acheter des étoiles, on est clairs là-dessus. Ça reste avant tout poétique et symbolique.»

Le business plan «A nous quatre, on avait toutes les compétences requises. On a investi 2 500 € par tête pour les frais de constitution de la société, l’achat des coffrets et le développement du site. Pour le reste, on a tout fait tout seuls. David, qui travaille dans le design, a géré le graphisme du site. Allon, consultant, le commercial et la publicité. Jérémy, avocat, s’est chargé des statuts juridiques. Et moi, de l’opérationnelâ??: la fabrication des coffrets, les envois, etc. Forcément, ça nous a fait économiser beaucoup d’argent. Mais il a fallu s’investir en temps, le soir, les week-ends en faisant des réunions sur Skype et en s’envoyant dix mails par jour. â??»

Après coup «Après deux ans et demi d’activité, on commence à bien vendre nos coffrets, de 49 à 129 € selon le type d’étoile choisie –visible à l’œil nu ou pas, double… Et comme on a peu de frais fixes, on a assez vite atteint nos objectifs. Pas de quoi se payer un salaire mais suffisamment pour continuer. La prochaine étapeâ??? Développer le site dans d’autres pays d’Europe.»

Le conseil «Choisir des associés qui se complètent, ça permet de tout faire en interne et de réduire les coûts.»

«â??J’ai créé mon site plutôt que de m’acheter un appart.â??» Marie, 29 ans

Site www.modetrotter.com

Quiâ??? Marie, ex-commerciale chez Vanessa Bruno, Ba&sh…

Le concept Un site de mode mais avec le petit détail qui change tout. D’abord parce qu’on y trouve des petits créateurs en exclusivité, que les mannequins sont des copines et que les looks sont classés par villesâ??: Paris, Londres, Berlin, New York, Stockholm.

La bonne idée «â??En bossant dans la mode, j’ai réalisé que les filles avaient besoin d’aide pour imaginer comment porter une pièce. Une blouse en soie sur un cintre, ce n’est pas forcément inspirant. Mais portée avec des talons, un treillis et une veste officier, ça permet de visualiser. C’est le principe de mon siteâ??: proposer des vêtements et les looks qui vont avec, en les déclinant par ville –â??excentrique à Londres, chic à Paris, trendy à Berlin…â??»

Le business plan «â??Internet, je n’y connaissais rien –â??j’avais acheté mon premier ordinateur portable un an avantâ??!â??– et j’avais juste des vieux souvenirs d’école de commerce sur la façon de monter un business plan mais je croyais à mon idée. Mon capital de départâ??: 30â??000 €, mis de côté pour acheter un appart. Ensuite, j’ai emprunté 24â??000 €, dont 14â??000 à taux zéro grâce à deux organismes d’aide à la création d’entrepriseâ??: Oséo (www.oseo.fr) et Paris Initiatives Entreprises (www.parinitiativentreprise.com). Je me souviens de la présentation de mon projet devant un jury de 10 personnes. Il y avait un expert-comptable qui me posait des questions que je ne comprenais même pasâ??! Au final, je me suis lancée avec 60â??000 €, qui m’ont permis d’acheter mon stock, 250 pièces de petits créateurs. Pour le reste, j’ai économisé un maximum. Le copain d’une copine à Biarritz et deux développeurs à Lorient m’ont fait un site pour 8â??000 €, au lieu des 35â??000 que me proposaient les agences à Paris. Et plutôt que de payer des mannequins pro, j’ai appelé toutes mes copines et je les ai prises en photo dans la rue avec mon vieux numérique. Ça donne ce petit côté street fashion blog. Au départ, je bossais chez moi. C’était l’enfer, j’avais envie de faire des siestes non-stopâ??! Depuis, je sous-loue un bureau avec six autres filles pour 350 € par mois.â??»

Après coup «â??Mon chiffre d’affaires augmente doucement mais je ne m’en sortirais pas sans les Assedic –â??qui permettent de continuer à toucher le chômage pendant la phase de démarrage de son entrepriseâ??– et j’ai des montées d’adrénaline, mais si c’était à refaire, je signerais tout de suite, sans hésiter.â??»

Le conseil «â??Se faire repérer par les blogueuses de mode, faire sa page sur Modepass.com, le Facebook des modeuses, et revendre ses invendus en soldes sur des sites de ventes privées comme Chicdressing.comâ??»

«â??Avec mon frère et un pote de lycée.â??» Fabio, 30 ans

Site www.stillmuzik.com

Quiâ??? Deux frèresâ??: Fabio, Adrien, 28 ans, et un copain, Thomas, 29 ans.

Le concept Un e-label, c’est-à-dire une plate-forme Internet qui permet de télécharger de la musique sur le principe du «â??pay what you wantâ??» initié par Radiohead. En pratique, une quarantaine d’artistes et des titres en prix libre avec un minimum plancher de 50 cents d’euros. Et 50â??% de l’argent reversés à l’artiste.

La bonne idée «â??Mon frère et moi, on est passionnés de musique depuis toujours. On fait partie de la génération Napster, le premier site de téléchargement qui permettait de piocher dans un catalogue infini. Depuis longtemps, on réfléchissait à un système qui permette de mieux rémunérer les artistes en court-circuitant certains intermédiaires. A distance –â??à l’époque, j’étais au Canada et Adrien, à New Yorkâ??– on a commencé à réfléchir à ce concept de e-label. Juste après, Radiohead lançait son album à prix libre sur le Net.  L’idée était géniale, on l’a reprise.â??»

Le business plan « En gros, on avait 10â??000 € chacun à investir pour se lancer. On a complété en faisant une levée de fonds auprès de potes de potes, grâce à la loi fiscale qui offre des réductions d’impôts si on investit dans une PME. Puis, on s’est associés avec Thomas, un copain de lycée d’Adrien, en se répartissant les rôles. Moi, je suis le “cerveau”, celui qui gère et développe  le site, Adrien, la “tête chercheuse”, qui sélectionne les artistes et Thomas, “l’éditorialiste”, qui alimente le site en chroniques, interviews… On a conçu notre site grâce à un système de gestion de contenu open source (Joomla) pour 4â??000 €. Ensuite, on a bétonné les contrats, les conditions générales de vente –â??environ 3â??000 €. Le reste, c’est pour la com’, la pub, les liens commerciaux sur Google, les T-shirts…â??»

Après coup «â??Après un an d’activité, on a 300 visites par jour. On ne se paye pas un salaire –â??je touche toujours les Assedic, Adrien fait des petits boulots à côtéâ??–, mais on a plein de projets en cours pour développer notre activité.â??»

Le conseil «â??Traîner sur des forums –â??Commentçamarche.net ou Audiofanzine.com en musique. C’est une mine d’infos techniques, juridiques…â??»

«â??Dans notre appart, après le boulot.â??» Alexandra, 30 ans

Site www.autourdubienetre.com

Quiâ??? Alexandra, chargée d’études, avec son mec, Julien, 35 ans, intermittent du spectacle.

Le concept Un site Internet qui propose une sélection de coffrets, de bons cadeaux et d’offres promo de massages et de soins esthétiques.

La bonne idée «â??Elle m’est venue en cherchant un institut de massage sur Internet. Il y avait tout et n’importe quoi, aucun site ne proposait une sélection bien faite. Au même moment, une collègue de bureau montait un site. Les deux infos se sont connectées. J’ai commencé à faire des études marketing. C’était en juin 2007, juste au moment de l’explosion des ventes privées en ligne et des coffrets cadeaux. Le deal, c’était de proposer aux instituts une visibilité sur Internet et de se rétribuer en prenant une commission sur chaque soin vendu par notre biais. Avec mon mec, Julien, on avait envie de créer quelque chose ensemble. On a passé pas mal d’idées en revue. C’est celle-là qui tenait le mieux la route.â??»

Le business plan «â??On avait un peu d’argent de côté, de quoi s’acheter une voiture. On l’a investi dans notre boîteâ??: 7â??500 € de capital et le reste, environ 6â??000 €, pour créer le site, faire de la pub sur Internet (1â??000 € par mois, le premier trimestre), acheter un ordinateur, une imprimante et un bureau. On bosse tous les deux à côté, donc l’idée, c’était qu’on puisse s’y consacrer le soir et le week-end et que tout se passe en ligne, sans stock à gérer ni colis à envoyer. En décembre 2007, on a mis le site en ligne avec une vingtaine d’instituts au départ.â??»

Après coup «â??On a entre 300 et 350 visites par jour et soixante-dix instituts partenaires. On ne gagne pas encore d’argent mais on rentre dans nos frais.â??»

Le conseil «â??On a fait appel à une agence de webmarketing pour optimiser notre référencement sur Google. Elle nous aide à rédiger le site avec les bons mots-clés pour remonter dans les pages de résultats. Par exemple, en tapant “enterrement vie de jeune fille massage”, notre site apparaît en troisième position.â??»

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L. Møller
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